Les startup se positionnent comme une alternative dans la course à l'espace en matière de servies de lancement. Ainsi, l'euphorie et la concorde après la réussite du vol de démonstration d'Ariane 6 n'aura pas durer très longtemps. Moins de 24 heures après le lancement du nouveau lanceur lourd européen, les opérateurs de micro-lanceurs ont décidé de faire entendre très rapidement et bruyamment leur voix pour rappeler à l'Agence spatiale européenne (ESA) et à ArianeGroup qu'ils étaient désormais bien présents. Ils veulent se différencier de l'ancien monde du spatial en offrant à l'Agence spatiale européenne (ESA) et à l'Union européenne (UE) des services de lancement développés par le secteur privé afin de réduire notamment les cycles d'innovation et d'être plus compétitifs. Clairement, la relève... qui irait vers une consolidation ou, à défaut, une coopération très étroite.
« Ce lancement (d'Ariane 6, ndlr) apporte des avancées passionnantes au continent à un moment où un groupe de nouveaux entrants est entré sur le marché européen pour élargir le choix des clients », ont ainsi averti dans un communiqué un groupe de startups composé de Latitude (France), d'Orbex (Royaume-Uni) et de Rocket Factory Augsburg (Allemagne). Le groupe PLD Space était pressenti mais a finalement décliné l'offre de se joindre à ce groupe. « Les dérives et les retards accumulés par le développement d'Ariane 6 ont accéléré le développement de sociétés de lanceurs dans plusieurs pays européens, financées par des fonds privés », explique-t-on à La Tribune.