Un impact très faible, voire quasi nul. C'est l'avenir au sein du gouvernement que prédisaient à Clara Chappaz plusieurs professionnels de la tech interrogés par La Tribune. Et ce, avant même la publication du décret d'attribution de la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Intelligence artificielle et au Numérique. Le texte est paru au Journal officiel le 8 novembre. Les doutes, eux, demeurent quant à ses marges de manœuvre et sa capacité à peser dans les arbitrages interministériels, dans les gros dossiers, et notamment sur le budget 2025.
Dans les faits, le décret d'attribution a le mérite d'être synthétique. Elle « élabore et met en œuvre, par délégation du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, [Patrick Hetzel] en lien avec les autres ministres intéressés, la politique du gouvernement en matière d'intelligence artificielle et de numérique ». Laconique.
Pour rappel, le périmètre d'action de son éphémère prédécesseure (7 mois), Marina Ferrari, était plus large. Quant au décret d'attribution, il était bien plus bavard. Elle était notamment chargée de traiter de souveraineté, de développement de l'économie numérique et des technologies numériques, à la transformation numérique des entreprises, et des communications électroniques. Surtout, elle était placée auprès du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Or, ce dernier disposait de davantage de poids politique que Patrick Hetzel dans l'actuelle mouture gouvernementale. Surtout, l'ancien locataire de Bercy avait la main sur de puissantes administrations.
Lors d'un échange avec la presse, le 13 novembre, Clara Chappaz a apporté des précisions quant à sa feuille de route. En outre, elle a tenté de rassurer le secteur du numérique quant à son rattachement au ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, inédit pour son portefeuille.