Couper France Télécom en deux ? L'Arcep est contre

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Le régulateur des télécoms répond fermement à l'Autorité de la concurrence. Il n'estime pas nécessaire d'envisager une séparation fonctionnelle de l'opérateur historique.

L'Autorité de la concurrence avait " invité" début mars le régulateur des télécoms, l'Arcep, à entamer des travaux en vue d'une éventuelle mise en place de la "séparation fonctionnelle" de l'opérateur historique, entre les activités qui resteront "durablement en monopole"», comme les infrastructures de réseaux, et celles, commerciales, relevant du champ concurrentiel. Le président de l'Arcep lui a fermement répondu ce vendredi matin. C'est non !

Mesure lourde et complexe

"Il n'y a pas de raisons, malgré l'invitation sympathique de l'Autorité de la concurrence, que l'Arcep envisage des travaux sur ce sujet, tant que nous estimons que les outils actuels sont efficaces" a rétorqué Jean-Ludovic Silicani, lors d'une conférence de presse au siège de l'Arcep ce vendredi matin. Le régulateur n'est pas favorable à cette mesure lourde et complexe, en raison du niveau satisfaisant de concurrence dans le haut débit.

La séparation fonctionnelle est un nouvel outil conféré à l'Arcep par le nouvaeu cadre réglementaire européen, le Paquet Télécom, que le gouvernement est sur le point de transposer en droit français par ordonnance. Les opérateurs alternatifs, en particulier SFR et sa maison-mère Vivendi, militent pour cette séparation de France Télécom, qui profiterait de la manne tirée du réseau traditionnel de téléphonie fixe en cuivre pour investir dans la fibre par exemple.
 

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Commentaires
a écrit le 26/04/2011 à 15:53 :
Vos commentaires sont tous très intéressant mais je vous livre mon point de vue d'utilisateur et de contribuable.
Je parle que de mon département car je considère qu'il est quand même représentatif de la situation télécom de notre pays. Je ne veux pas parler aujourd'hui des zones ultra équipées des centres villes qui permettent de faire jouer la concurrence effective sur l'ADSL.
Dans mon département, un cabinet médical a attendu 6 mois pour ouvrir parce qu'il n'avait pas de téléphone fixe.
Le département investi dans les infra pour couvrir les zones blanches (mobiles et internet), la région investi aussi dans les infra pour relier les départements,
Résultat le département a une dette de 1000? par foyer fiscal, la région à 1000? de dette par foyer fiscal.
Maintenant, aux niveau des services 1/4 du département peut effectivement faire jouer la vrai concurrence pour l'ADSL, au niveau des portables c'est plus probant mais certaines zones ne sont bien couvertes que par un seul opérateur.
Dans le shéma actuel, il est évident que les zones riches peuvent plus investir pour plus de richesse et les zones moins riches ....
Je pense qu'il est important de se retourner pour voir comment on peut mieux avancer.
a écrit le 14/04/2011 à 12:15 :
ce serait effectivement une absurdité car dans les télécom il n'y a pas d'infrastructures mais que des technologies qui se concurrencent au quotidien, il n'y a ni solution unique ni solution pérenne.Chaque opérateur doit avoir la maitrise totale de l'ensemble des composantes des réseaux, les dépenses sur le réseau historique représentent plus de 90% du coût initial (renouvellement, extensions, déplacements..) et le réseau fibre est ouvert, chaque opérateur peut investir. Faut il rappeler que le vrai dominant est numéricable qui possède plus de 8 millions de prises FTTLA qui offrent du 100M sur réseau captif au niveau des clients, et qui va passer FTHH grâce aux investissements des opérateurs et du contribuable, alors que c'est l'OH qui démarre sur le FTTH et a le contraintes de dominant alors qu'il est le seul à avoir déjà l'obligation de louer toutes ses parties de réseau à prix coûtant, y compris sur les investissements propres qui n'ont rien à voir avec le réseau de 1996. L'évolution structurante pour doper la concurrence est plutôt d'ouvrir les réseaux de façon symétrique, mais le jeu des acteurs est plutôt de tout faire pour profiter du réseau de l'OH et de crier au loup quand il s'agit d'investir pour profiter de nouvelles mesures favorable set de finances publiques via les DSP qui sont autant de concurrence déloyale via des infrastructures subventionnées.
Réponse de le 14/04/2011 à 18:41 :
Si les dépenses sur le réseau historique représentaient 90% des couts, alors on se serait vraiment trop clairement moqué du peuple, aucune concurrence sur les services n'aurait été possible avec une telle contrainte d'entrée, tellement les services représenterait un gâteau négligeable, donc contraire à la volonté initiale de création d'une concurrence libre et non faussée. Par ailleurs, pour ouvrir un réseau fibre concurrent, il faut obtenir l'accès aux fourreaux déjà en place, que la DGPT a mis des décennies a construire, tellement la démarche est complexe au sein de l'ensemble des communes. Ceci était d'ailleurs possible quant c'était l'état qui donnait le droit de passage sur la voie publique. Aujourd'hui, une entreprise privée mettrait dix fois plus de temps pour obtenir toutes les autorisations équivalentes. Même Numericable dont vous fustigez la pseudo dominance n'offre du simili FTTC (et pas FTTH) que sur 4 millions de prises (pas 8) contre 40 millions de paires téléphoniques, et ne dispose dans de nombreux cas que d'un droit de passage extrêmement complexe dans des infrastructures de France Telecom, puisque le réseau de l'ex plan câble était lui aussi déployé par l'ex DGPT dans une seule architecture de génie civil commune téléphone/cable. Si l'opérateur historique était si réticent à louer son infrastructure non réplicable sur la voie publique dont on lui a fait cadeau lors de sa privatisation, alors il ne verrait aucun inconvénient a ce qu'une infrastructure commune a l'ensemble des opérateurs soit créée, comme on commence d'ailleurs a l'évoquer pour la fibre, tellement les investissements ne sont amortissables que lorsqu'un dép)logement couvre tout le marché, et par une seule portion. Quant aux DSP, il s'agit encore une fois d'une conséquence de cette absence d'opérateur d'infrastructure neutre.
Réponse de le 18/04/2011 à 13:43 :
concernant les 90% : il correspond à une estimation de l'ensemble des dépenses faites depuis 96 (fin du monopole) sur le réseau de la boucle locale (déplacements de réseaux, extensions,taxes..), et qui équivaut à 90% du coût patrimonial de cette boucle locale. Simplement pour dire que l?héritage du réseau historique issu d?ailleurs non pas des impôts mais d?un budget annexe qui équilibrait les recettes et les dépenses, n?est pas une poule aux ?ufs d?or, mais aussi une charge lourde avec obligation de louer ces parties de réseau à prix coûtant et avec un tarif qui est parmi les plus bas d?Europe, ce qui permet aux opérateurs de déployer leurs réseaux et services dans des conditions bien plus favorables que dans les autres pays d?Europe ; le président de l?OH ayant expliqué que la régulation coûte plus d?un milliard par an, et donc d?aide de fait aux autres opérateurs. Par ailleurs, les entreprises qui ont eu la volonté de faire des réseaux l?ont fait sans difficulté (complétel, cégétel, ?), mais il est souvent plus économique de louer les infrastructures de l?OH qui en assure l?entretien (ce qui évite d?avoir du personnel et donc des charges).

Je ne fustige pas numéricable et je ne travaille pour aucun opérateur, que le meilleur gagne, je fais un constat objectif concernant le monopole effectif sur le marché du très haut débit à 100M (qui peut être suffisant pour quantité de clients), sans aucune contrainte de la part du régulateur. Situation étrange où la première mesure serait au moins d?obliger numéricable à faire du dégroupage partiel vu cette position monopolistique, mais les dispositions semblent à sens unique, avec le seul objectif de répartir les parts de marchés, même si in fine le client et contribuables sont perdants.
Les DSP ne sont pas la conséquence de l?absence d?opérateur d?infrastructure, mais d?initiatives hasardeuses, mal ciblées, voire détournées de leur objectif (traitement de zones d?ombre, et le délégataire va sur la zone urbaine pour concurrencer les opérateurs en place via des infrastructures subventionnées), à cause de dispositions arbitraires et d?une complexité inouïe qui d?une part réduisent l?espace concurrentiel et d?autre part encouragent à la création de réseaux en parallèle de ceux qui existent (voirle fiasco du wimax, rbl, ..et on est reparti « dans un nouveau plan câble »).
L?erreur de comparaison est celle faite avec les réseaux ferrés, dans les télécom, il faut maitriser les technologies qui se concurrencent très vite entre elles, peut être que les fibres actuellement poséee vont être à déposer comme celle de biarritz l?ont été (changement de techno). Les technologies étant très complexes et très évolutives, je fais beaucoup plus confiance à des opérateurs pour faire les meilleurs choix et en assumer les conséquences que recréer des monopoles locaux avec la performance et logique de gestion publique qui conduit à aucun budget équilibré depuis 30 ans, 1700 milliards de dette, 4 millions de chômeurs, l?explosion des impôts locaux, +25 d?effectifs?, résultat logique : il n?y a aucun objectif économique et encore moins de mesure de performance.
Réponse de le 18/04/2011 à 17:31 :
Donc, si j'ai bien compris, 90% des dépenses de France Telecom sur les 15 dernières années l'ont été en entretient et extension du réseau déjà existant construit durant les 30 années précédents ? On aurait donc voulu nous faire croire que les autres nouveaux entrants auraient pu dans le même temps construire un nouveau réseau concurrent en partant de rien ? C'est bien ce que je disais, cette notion de concurrence dans les télécommunications était une poudre aux yeux dès sa conception. La concurrence est raisonnablement faisable dans les services, mais dans les infrastructures, il faut se méfier. Serait-il raisonnable de construire un nouveau réseau ferroviaire pour accueillir la DB ? Serait-il pertinent de construire un réseau routier par constructeur automobile ? Comment construirions nous un réseau d'égouts pour chaque opérateur de services ? RTE doit-il avoir des réseaux construits en parallèle de l'existent (cela va être sympa les ajouts de goldoraks les uns a coté des autres, un peu comme les champs d'antennes mobiles). Sérieusement, ce que l'on peut reprocher a juste titre aux DSP bidon ne doit pas non plus être appliqué a l'échelle globale. La fibre finira bien par remplacer l'ADSL, lentement, et certainement pas partout, aucun des opérateurs n'ayant l'"autorisation financière" de ses actionnaires pour détourner autant d'argent de l'EBITDA :-). Et si par la plus grande des clairvoyances on ne lie pas la fibre a une techno particulière (genre PON), alors elle survivra aussi bien que la paire métallique. Le coaxial disparaitra tranquillement avec le temps tellement il est complexe a utiliser, au fur et a mesure que la fibre gagnera les étages (le câblage interne reste la plus grande partie des couts, d'où l'impossibilité de remplacement rapide). En ce qui concerne le "dégroupage", le réseau de NC sert également a SFR, a Bouygues Télécom, Darty et d'autres sans qu'il n'y ait besoin de réglementation d'une boutique aussi petite, malgré ce "simili" privilège historique. Quant a l'expérience de Biarritz, elle a concerné 100 foyers, pas de quoi en faire un fromage. Il a toujours des expérimentations desquelles on apprend justement quelle est la technologie a conserver, et en l'occurrence, ce fut la paire téléphonique avec le minitel en lieu et place de la visiophonie de Biarritz, l'ADSL et l'Internet ayant permis de rejoindre le concept initial. sans pour autant remettre en cause le réseau existant
Réponse de le 20/04/2011 à 20:39 :
Le réseau fibre de biarritz a été démonté parce que la technologie fibre est passée de multimode à monomode, donc pas d?avenir pour la première. Toutes technologie évolue vite, les fibres actuellement posées devront être déposées un jour, le problème est de savoir quand. Donc il y a une fenêtre de tir pour le déploiement FTTH, mais l?équation est risquée : c?est investir 10 fois plus que sur l?adsl qui s?est appuyé sur les réseaux existants, pour facturer le même prix. Les lobbys du tout fibre poussent à la dépense publique, c?est une ineptie qui va grever un peu plus la dette.
Free a annoncé vouloir être l?opérateur de la boucle locale fibre en France, donc les opérateurs ont les moyens mais le jeu des acteurs est de mettre la pression sur le régulateur pour profiter au maximum des investissements de l?OH. Le recablage des immeubles est faisable puisque les opérateurs qui font du FTTH recablent tous les immeubles des zones de déploiement sur leurs deniers, et y compris les pavillons. Quand à la technologie PON choisie par SFR et FT, c?est un moyen très pertinent d?économiser le génie civil, car le GC n?est pas surdimensionnée comme le croyaient les autres acteurs y compris le régulateur avant qu?il ne fasse des audits.
Je suis d?accord que le génie civil est une ressource essentielle. Sa location est imposée à l?OH à prix coûtant (tout comme toutes autres parties de réseau), pourquoi le génie civil réalisé par les autres opérateurs n?est il pas ouvert ? Numéricable est opérateur dominant de fait dans un schéma de réseau où le client est captif (4 millions de prises ce n?est pas rien), pourquoi n?y a-t-il pas obligation de dégroupage pour que le client final puisse prendre free ou tout autre opérateur ? Tout le reste hors GC est du domaine concurrentiel, ce sont des choix technologiques d?opérateurs, il n?y a ni solution unique ni solution pérenne, demain un opérateur pourrait se satisfaire d?une solution hybride adsl + 5G par ex, ceux qui ont investi dans la fibre et le génie civil risquent d?être en mauvaise posture. Les comparaisons avec les infrastructures EDF, réseaux ferrés? n?ont rien à voir. L?intérêt général est de symétriser le dispositif : obligation à tous de louer tout génie civil, et s?il est judicieux d?ouvrir d?autres interfaces réseaux tel que déjà fait (fibres, location de débits), il faut l?appliquer à tout opérateur, ce qui dopera la concurrence dans l?intérêt des clients et au bénéfice du contribuable qui sera beaucoup moins sollicité, et ne pas le faire c?est privilégier des opérateurs dans des arbitrages totalement partisans, quels sont « les renvois d?ascenseur « ?. Et c?est bien ce qui se passe, ce secteur économique totalement habité de contrevérités n?est pas concurrentiel mais administré par le régulateur qui réparti les parts de marchés et édicte des règles techniques. Tout le jeu des acteurs est d?obtenir le maximum de facilité sur le dos des l?OH sur ces investissements propres (fibres, équipements numériques..qui n?ont rien à voir avec le réseau historique) et des contribuables via les DSP, de refuser la montée en débit sur le cuivre même si ça coûte quelques dizaines de milliers d?euros en investissement pour profiter de dizaines de millions d?euros de subvention pour la fibre, ce qui permet aussi de concurrencer les réseaux en place avec des réseaux subventionnés, et tout en faisant croire que c?est l?OH qui abuse !. C?est le client final qui est moins bien servi (délais, réduction de l?espace concurrentiel, surcoûts inutiles cf multifibre dans les immeubles, dégroupage sur les zones d?ombre, donc surinvestissement en empilage de matériel pour facturer moins !..) ainsi que ce même contribuable qui paye ces investissements pas du tout maitrisés, les DSP ont déjà coûté 3 milliards pour des résultats déplorables. Aucun bilan, aucun objectif de performance, et on continue sans aucune gestion et des décisions totalement arbitraires.
Réponse de le 22/04/2011 à 8:18 :
Sorry, erreur de manip manifestement, donc la réponse est après votre message du 14/4, ci-dessous :-)
a écrit le 14/04/2011 à 12:14 :
ce serait effectivement une absurdité car dans les télécom il n'y a pas d'infrastructures mais que des technologies qui se concurrencent au quotidien, il n'y a ni solution unique ni solution pérenne.Chaque opérateur doit avoir la maitrise totale de l'ensemble des composantes des réseaux, les dépenses sur le réseau historique représentent plus de 90% du coût initial (renouvellement, extensions, déplacements..) et le réseau fibre est ouvert, chaque opérateur peut investir. Faut il rappeler que le vrai dominant est numéricable qui possède plus de 8 millions de prises FTTLA qui offrent du 100M sur réseau captif au niveau des clients, et qui va passer FTHH grâce aux investissements des opérateurs et du contribuable, alors que c'est l'OH qui démarre sur le FTTH et a le contraintes de dominant alors qu'il est le seul à avoir déjà l'obligation de louer toutes ses parties de réseau à prix coûtant, y compris sur les investissements propres qui n'ont rien à voir avec le réseau de 1996. L'évolution structurante pour doper la concurrence est plutôt d'ouvrir les réseaux de façon symétrique, mais le jeu des acteurs est plutôt de tout faire pour profiter du réseau de l'OH et de crier au loup quand il s'agit d'investir pour profiter de nouvelles mesures favorable set de finances publiques via les DSP qui sont autant de concurrence déloyale via des infrastructures subventionnées.
Réponse de le 22/04/2011 à 0:49 :
L'expérience de Biarritz a vraiment l'air d'avoir été traumatisante :-) Qu'il faille démonter 100 prises d'une expérience pilote n'est vraiment pas important, et nous aurons probablement d'autres expérimentations en tous domaines a l'avenir que l'on devra mettre à la poubelle, c'est justement une des phases nécessaires au progrès que vous défendez par ailleurs. En ce qui concerne le fibrage généralisé, le volume NC dont vous parlez n'est disponible qu'en bas d'immeuble, ou au coin de la rue. Pour monter cela dans les 4 millions de foyer déjà "couverts", merci de déposer 3 milliards de plus dans le nourrain. Il convient au passage de noter que le dégroupage n'est pas simple sur cette infrastructure FTTB qui n'est pas vraiment PON, et absolument pas PPP. SFR de son coté semble plutôt opportuniste, étant capable d'offrir selon les contextes du PON ou du PPP. Pour abonder dans votre sens, permettre a un Client de choisir l'opérateur de son choix sur de la fibre, sans le multicablage de l'immeuble, et sans attendre des semaines que chacun vienne souder sa fibre (avec les couts de mise en service associés) au pied de l'immeuble sur la prise de l'abonné en question nous amène immanquablement vers un réseau structuré, cohérent et homogène, et finalement probablement très réglementé (ou au moins bien normalisé). C'est d'ailleurs ce qui commence a se faire jour dans les régions ou les couts de déploiement sont élevés, au travers d'un projet d'opérateur de fibre mutualisé. Si cela devient un opérateur monopolistique unique commun aux 3 ou 4 acteurs du marché, alors il ne serait peut-être pas inutile d'avoir un contrôle interne du bazar (cf point 9 du préambule de notre chère constitution). La collectivité devant accorder les droits de passage contre rétribution, il me semble tout indiqué que cette opération se fasse en bonne entente, sans pour autant charger la collectivité pour les investissements, bien au contraire. Notons au passage que la réflexion 5G est probable, mais pas encore a effet immédiat, et nécessitera une telle densité de cellules radio qu'on va se retrouver confronté a un phénomène similaire de mutualisation de cellules radios. . . fibrees. Contrairement a vous, je trouve au contraire que la réglementation ne s'effectue pas assez, ou du moins pas sur les bons thèmes. Aujourd'hui, cette absence de pilotage directif laisse en jachère numériques des zones immenses du territoire par absence d'équation économique de la part de chacun des opérateurs, et ne règle pas le foutoir des zones urbaines ou se multiplient les champs d'antennes, ou chacun troue la chaussée quand il en a besoin, et ou cela devient un foutoir généralisé en bas des immeubles. Nous avons perdu toute notion de normalisation, rendant les équipements incompatibles d'un réseau a l'autre, contraignant finalement a jeter du matériel encore valide, tant sur le fixe que sur le mobile, a déployer en multiple exemplaires des infrastructures couteuses, et finalement a retarder sine die ce qui devrait deja être du passé.
a écrit le 08/04/2011 à 16:32 :
Le petit arrangement entre amis est assez simple : L'Etat n'a absolument pas envie de se reprendre les 50000 fonctionnaires qui sont encore la moitié des employés en france de FT. En contre partie, l'Etat leur laisse la quarantaine de millions de paires métalliques de l'infrastructure collective des abonnements résidentiels a 120 euros par mois (tarif du dégroupage total) soit une manne "équivalente" a 5 Milliards d'Euros par an... Avopns-nous vraiment besoin de chercher plus loin le mode d'emploi ?
Réponse de le 08/04/2011 à 19:16 :
C'est pas 120 E par mois, c'est 9 euros/ mois
voir :
http://www.orange.com/fr_FR/reseaux/documentation/att00016987/Offrededegroupage_24janvier2011.pdf
Abonnement mensuel (par accès à la sous boucle locale) : 9 euros
voir page 28 paragraphe 4.7

OK pour les 5 milliards/an.

Ceci étant les opérateurs concurrents ont le droit de tirer de câbles dans les conduites souterraines ou de poser des câbles sur les poteaux de FT. Pourquoi ne le font-ils pas ? On se le demande encore !

Je suis bien sûr que FT (pardon Orange) aimerait bien se débarasser du réseau et de ses 5 milliards d'euros mais aussi des frais et du personnel indispensable pour l'entretien de ce réseau
Réponse de le 08/04/2011 à 21:50 :
Quasiment personne n'a installé de gros câbles de distributions depuis 1996. Orange pas plus que les autres. Seule la SNCF l'a fait sur son infrastructure.
Orange vit sur des câbles installés il y a 30 ans. La fibre n'offre pas une alternative intéressante car seul 10% de la population y aura accès (il faut habiter une ville + immeuble raccordé). En effet nous ne sommes pas en Corée qui est quasiment une seule ville-pays et qui donc n'a pas de difficulté à fibrer sa population. La seule alternative crédible mais pas vraiment sexy c'est la 4G ou la 5G.
Avec ça les opérateurs vivront enfin le fantasme de Lombard d'un opérateur sans réseau. A ce moment effectivement le personnel technique vieillisant deviendra très gênant puisque absolument inemployable, d'où probablement cette idée de séparation fonctionnelle.
Réponse de le 08/04/2011 à 22:58 :
Pardon Kiki, je voulais dire 120 Euros par an. Le calcul suivant reste le bon.
Réponse de le 08/04/2011 à 23:03 :
Le rêve de la 4 ou 5G en remplacement des accès fixes est du domaine du fantasme. Moduler le spectre radio dans l'air ou dans une paire de cuivre est très similaire, ce qui signifie qu'à la fin, on propose en 4G ou 5G de partager la capacité équivalente a une seule ligne fixe entre plusieurs abonnés... Forcément, il va en manquer à la fin, sauf a déployer un réseau tellement capillaire qu'il faudra de la fibre partout. On en revient au point de départ de la couverture en fibre...
Réponse de le 10/04/2011 à 12:17 :
@Spectre Radio: Ce que vous dites n'a que marginalement un rapport avec le spectre radio et ne s'applique qu'à un milieu à la densité d'habitants infini et évidemment en situation de non mobilité.
Ici on parle de câbler la France des campagnes, celle où réside seulement 20% de la population mais qui occupe environ 97% du territoire.
En ville il faut plusieurs dizaines de cellules radio pour couvrir un km2, effectivement il faut plusieurs dizaines de fibres mais pas 1000 fibres (1000 hab/km2), ce que vous sous entendez en disant que le nombre de fibre est comparable.
En campagne il suffit dans le pire d'une quinzaine de cellules radio par km2 et encore en admettant que tous les utilisateurs téléchargent au maximum en permanence.
En campagne il faudrait au grand minimum vingt cinq fibres par km2, même si personne n'utilise Internet.
Autre différence, un opérateur a le choix de l'implantation de ses cellules radio, pas de de la localisation de ses clients. Ceci dit mon propos ne concernait pas le chois de la meilleure techno d'accès mais le fait que c'est le dernier souci des opérateurs Français. Et que dans ce contexte effectivement ils sont très contents de se séparer de la gestion de leurs réseaux (ce qu'Orange a déjà fait en UK, Belgique, Suisse, Pologne. Il faudra qu'on m'explique pourquoi ce qu'ils font délibérement quand ils ont le choix, n'est pas valable pour la France.
Réponse de le 14/04/2011 à 12:29 :
sur la question pourquoi les opérateurs ne posent ils pas de câbles métalliques : parce qu'ils n'en n'ont pas besoin, le tarif de dégroupage en France est un des plus bas d'Europe, et ça évite surtout d'embaucher du personnel, d'assurer l'entretien....mais chacun a la possibilité de faire tous les réseaux qu'il veut depuis 1996, donc le sport national est de critiquer l'OH dans ce marché non concurrentiel puisque dissymétrique, mais personne ne veut investir, cherchez l'erreur ! la contrepartie est que le fait d'obliger l'OH à louer tous ses réseaux à prix coûtant y compris sur investissements récents limite la couverture numérique et augmente les zones dites non rentables, et donc l'investissement sur fonds publics par les collectivités qui ne maitrisent pas tout (cf fiasco sur wimax, rbl, et quantité de DSP).
Qaund à la couverture FTTH, elle démarre fort et l'état va mettre 2 milliard pour augmenter la couverture, et il y a des très bonnes solutions de montée en débit en attendant, si le jeu des acteurs le permet, car le but du régulateur est de répartir les parts de marchés même si ça va à l'encontre de l'intérêt des clients et surtout des contribuables.
a écrit le 08/04/2011 à 16:23 :
Il va falloir attendre le suivant pour s'attaquer sérieusement a cette erreur commise a l'époque par l'Arcep (alors ART) qui bien évidemment a du mal a accepter cette erreur qui a rendu FT schizo. Quant à traiter proprement la fibre et la 4G, je crains le pire. On n'est pas près d'avoir du broadband dans les campagnes

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