Ses ambitions américaines coûtent cher au chinois ZTE
Christine Lejoux
Christine Lejoux
C'est une première depuis deux ans et demi, dans l'histoire boursière de ZTE : le cours de l'équipementier chinois en télécommunications, qui fabrique également des "smartphones", a dévissé de 14% à Hong Kong, jeudi. La veille, après la clôture des marchés, le sixième fabricant mondial de téléphones mobiles avait publié une chute inattendue - de 12% - de son bénéfice net, au titre du premier semestre, à 768,5 millions de yuans (85 millions d'euros). Un montant inférieur de près d'un tiers à la prévision moyenne des analystes sondés par l'agence Bloomberg.
Cette mauvaise surprise résulte des coûts de développement nécessaires pour financer le développement du groupe à l'étranger et la commercialisation de nouveaux produits. La Chine représente encore un peu plus du tiers de l'activité de ZTE, bien décidé à se faire une place sur le crucial marché américain, qui ne pèse encore que 10% dans son chiffre d'affaires. Le chinois entend inverser la tendance d'ici trois à cinq ans, horizon auquel les Etats-Unis devraient devenir son premier débouché, espère-t-il.
Dans cette optique, au-delà des alliances nouées avec des opérateurs américains de téléphonie comme T-Mobile et AT&T, ZTE lancera au second semestre, sur le marché américain, des téléphones LTE ("long term evolution"), c'est-à-dire dotés du très haut débit mobile. A quoi s'ajouteront début 2012 des "smartphones" fonctionnant avec le système d'exploitation Mango, développé par Microsoft. Auutant d'innovations qui ont provoqué une inflation des coûts de recherche et développement.
Christine Lejoux
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