A la grand-messe du mobile de Barcelone, les Chinois Huawei et ZTE dament le pion à Nokia et Ericsson
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le stand de Huawei au Mobile World Congress, ce lundi.
Pierre Manière
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le stand de Huawei au Mobile World Congress, ce lundi.
Pierre Manière
Le Mobile World Congress de Barcelone est le plus grand salon mondial dédié au mobile. Mais pour cette édition 2021, aucun grand équipementier télécoms européen n'est présent. Une première. Au regard de l'épidémie de coronavirus, ni le Finlandais Nokia, ni le Suédois Ericsson, n'ont souhaité y participer. En revanche Huawei et ZTE, leurs grands rivaux chinois, profitent de leur absence pour occuper l'espace, et avancer leurs pions. Tous deux ont déployé d'importants stands pour vanter les mérites de la 5G et de ses applications.
La présence de Huawei et de ZTE témoigne de leurs efforts pour préserver leurs parts de marché sur le Vieux Continent malgré un contexte aussi électrique que défavorable. Les deux géants des équipements mobiles de l'ex-empire du Milieu ont été chassés de nombreux pays pour le déploiement de la 5G. Outre les Etats-Unis, qui leur ont claqué la porte au nez sur fond de soupçons d'espionnage pour le compte Pékin, la France, le Royaume-Uni, la Suède et sans doute bientôt l'Allemagne ont interdit à leurs opérateurs de déployer des antennes chinoises. Leader dans la 5G, Huawei s'est retrouvé en grande difficulté. En parallèle de son exclusion de nombreux marchés stratégiques, le groupe de Shenzhen doit composer avec une interdiction de se fournir en technologies américaines, dont il est très dépendant. ZTE, pour sa part, tente de se relancer depuis trois ans. Avant Huawei, l'industriel a aussi été très affecté par de lourdes sanctions américaines, ainsi que d'une amende d'un milliard de dollars, après avoir violé des embargos vers l'Iran et la Corée-du-Nord.
À lire également
Malgré la Covid-19, les deux groupes ont chacun dépêché plusieurs dizaines d'experts à Barcelone. Pour le personnel chinois, cela n'a rien d'une promenade de santé : de retour au pays, tous se retrouveront en quarantaine stricte pendant une période pouvant aller jusqu'à 21 jours... Mais pour Huawei comme pour ZTE, pas question de rater Barcelone. Leur objectif semble clair: démontrer à leurs clients qu'en dépit des difficultés, ils demeurent déterminés à rester en Europe.
Chez Meta, la responsable de l’IA au travail part en pleine contestation interne
Tibi 3 : les investisseurs institutionnels débloquent 13 milliards d'euros sur 7 ans pour financer la tech
Musique : l'inégale répartition des 319 millions d’euros versés par Spotify aux artistes français
W, le réseau social européen qui compte défier X