Altice : une vingtaine de créanciers dévoilés
Esther Attias et Amélie Charnay
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PHILIPPE WOJAZER
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EXCLUSIF. Certains l'appellent « le plus gros deal de retournement français » jamais enregistré. Alors que la procédure de sauvegarde accélérée d'Altice est en cours, et doit aboutir fin juillet, La Tribune dévoile les identités d'une vingtaine des créanciers majeurs de l'opérateur télécoms.
Ces acteurs, comme 90 % des créanciers d'Altice consultés sur le sujet, ont accepté de renoncer à 8,5 milliards d'euros de leurs créances contre 45 % du capital de la maison mère de SFR, fin février, dans le cadre d'échanges amiables orchestré par le banquier d'affaires Arnaud Joubert. Fidèle à l'un des mots-clés de la devise de sa banque d'affaires, « Concordia », le conseil de Rothschild & Co a réussi une performance rare. Mettre d'accord et sur la même ligne de négociation des loups de la finance qui opèrent traditionnellement en cavaliers seuls, face à un Patrick Drahi qui n'aime rien tant que de passer en force.
Ces financiers, principalement américains, composent un attelage varié allant de la banque traditionnelle au hedge fund, en passant par le fonds d'investissement et la compagnie d'assurances.
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Parmi les banques classiques, on retrouve la première banque helvète, UBS, et son ancienne rivale Crédit suisse, rachetée en 2023 par UBS ; la première banque américaine JP Morgan ; le géant européen BNP Paribas ou encore la Société générale. Ces banques universelles, avec une banque d'investissement très développée, se trouvent fréquemment impliquées dans des opérations qui incluent des grandes entreprises françaises comme Altice — qui fut un temps coté en Bourse à Amsterdam, avant d'en sortir en 2021.
Esther Attias et Amélie Charnay