Data centers : la nouvelle ruée vers l’or des investisseurs
Esther Attias, Amélie Charnay, Marie Lyan
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A l'intérieur d'un data center.
LTD/ENVIO
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A l'intérieur d'un data center.
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Qui aurait cru que l'ancien pôle scientifique Ecotox, et ses 14 000 mètres carrés à l'abandon près de la gare TGV de Valence, susciterait un jour toutes les convoitises ? Cet austère complexe industriel, tout en acier et en verre, est pourtant devenu l'un des investissements les plus séduisants de France. Il s'apprête à accueillir un centre de données de dernière génération à l'initiative de la start-up marseillaise Sesterce. La firme a en effet investi plus de 450 millions d'euros pour prendre possession des lieux et y installer des centaines de serveurs, qui entraîneront les intelligences artificielles de Mistral AI, de Nvidia ou d'Amazon.
Qu'on se le dise : entrepôts, usines désaffectées, terrains en friche, ces sites vont trouver une nouvelle jeunesse grâce à la dernière obsession d'Emmanuel Macron pour les data centers.
Convaincu que notre pays doit accueillir ces infrastructures en nombre pour ne pas rater le virage de l'IA et ses retombées économiques, le président de la République a lancé un appel à tous les investisseurs de la planète.
Pour leur faciliter le travail, la France a déjà identifié 65 sites susceptibles d'accueillir de nouveaux centres de données. Et ça marche, puisque sur les 20 milliards d'euros annoncés par l'Élysée lors de l'événement Choose France, mi-mai, 17 milliards sont fléchés vers des projets liés aux data centers et à l'intelligence artificielle.
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Le gestionnaire d'actifs canadien Brookfield, la société d'investissement publique émiratie MGX ou encore le spécialiste de l'immobilier logistique américain Prologis ambitionnent de faire sortir de terre des data centers géants dotés de puissances électriques de l'ordre du gigawatt, soit l'équivalent d'une centrale nucléaire. Les budgets aussi sont hors norme, jonglant désormais avec les milliards d'euros. « Pour un projet de 100 mégawatts, il faut tabler entre 1,2 et 1,5 milliard d'investissements juste pour la partie infrastructures », relève Gonzague Boutry, patron des Infrastructures numériques du fonds Ardian. « Et un site de 1 gigawatt, c'est plus de 10 milliards d'investissements ».
Esther Attias, Amélie Charnay, Marie Lyan