Certains territoires vont peut-être essuyer des « black-out » de réseau mobile cet hiver. Ils pourraient faire les frais des « délestages » - des coupures ponctuelles et localisées en cas de pénurie d'énergie - envisagés par RTE et Enedis, les gestionnaires du réseau électrique, pour le mois de janvier. Le sujet était notamment au menu, ce mardi, du dernier conseil des ministres. « RTE a indiqué qu'il estimait que le risque [de délestage, Ndlr] était faible pour les mois de novembre et décembre, précise le compte-rendu de cette réunion, mais qu'il augmentait pour le mois de janvier. » Ce mois-là est classé « rouge », et la probabilité que des délestages s'imposent est désormais très élevée.
Si tel est le cas, les réseaux mobiles en pâtiront. Les antennes situées dans les zones délestées ne fonctionneront plus, faute d'alimentation en électricité. Le temps du délestage et de la remise en route des installations, des Français ne pourront sans doute plus utiliser leur smartphone, et donc joindre les services d'urgence comme les pompiers ou le SAMU. « Tous les appels d'urgence ne passeront pas », affirme à La Tribune une source proche du dossier, qui rappelle que « 95% de ces communications passent par le mobile ».