Internet fixe : l’Arcep fustige « le ralentissement » du déploiement de la fibre d’Orange
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
D.R
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
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Entre Orange et l'Arcep, rien ne va plus. L'audition de Laure de La Raudière, la présidente du régulateur des télécoms, ce mercredi matin par la Commission des affaires économiques du Sénat, l'a confirmé. La cheffe de file de l'Arcep a vivement critiqué l'opérateur historique concernant le déploiement de la fibre. Elle l'accuse d'avoir largement levé le pied. « Le ralentissement des déploiements d'Orange en zone AMII [les villes moyennes et périphéries des grandes agglomérations, Ndlr] est problématique car il prive certains de nos concitoyens du bénéfice de la fibre », a canardé Laure de La Raudière devant les sénateurs.
Pour la présidente du gendarme des télécoms, cette situation est inacceptable, car elle « fragilise la trajectoire de fermeture du réseau cuivre », utilisé pour le téléphone et l'ADSL. « J'insiste, a poursuivi Laure de La Raudière, il n'est pas raisonnable d'avoir comme stratégie de fermer le réseau cuivre et, en même temps, d'arrêter les déploiements de la fibre en zone AMII ou en zones très denses. » Ce dossier empoisonne depuis longtemps les relations entre Orange et l'Arcep. Les désaccords portent en particulier sur la teneur des engagements de l'opérateur historique dans les villes moyennes. Quoi qu'il en soit, l'Arcep a mis en demeure Orange de respecter ses obligations de couverture en fibre. Ce qui a provoqué l'ire du numéro un français des télécoms, qui a attaqué cette décision au Conseil d'Etat. « Je suis étonnée, moi-même, de l'étonnement d'Orange sur le fait que nous l'avons mis en demeure de respecter les engagements qu'ils ont pris », a renchéri Laure de La Raudière.
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Orange, pour sa part, se défend d'avoir « arrêté » les déploiements de fibre dans les villes moyennes. « C'est un mensonge », nous dit-on, sans pour autant nier des « ralentissements ». Ceux-ci découlent, se défend l'opérateur, du fait que certaines « questions », comme « celle des raccordements longs et complexes », ou concernant la possibilité « de proposer, dans certains cas, des technologies alternatives à la fibre », ne sont « toujours pas réglées ».