L'incertitude autour d'une fusion avec Iliad (Free) fait chuter Telecom Italia en Bourse
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Dado Ruvic
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Le groupe Poste Italiane pourrait entrer au capital de Telecom Italia pour sauver l'opérateur. Le groupe, dont l'État italien détient 64 % du capital, envisage de tenir un conseil d'administration exceptionnel ce samedi. L'objectif ? Racheter les 9,8 % de parts actuellement aux mains de la Caisse des dépôts italienne (CDP).
D'après les analystes de Banca Akros, « une participation de Poste Italiane dans TIM suspendrait probablement les discussions de fusion-acquisition avec Iliad et le fonds britannique CVC Capital Partners ».
Le groupe Iliad, dirigé par le milliardaire Xavier Niel, continue d'examiner l'opportunité d'une fusion entre sa filiale italienne et Telecom Italia. Le gouvernement de Giorgia Meloni a déjà été informé de cet intérêt. Parallèlement, CVC Capital Partners reste attentif à une éventuelle acquisition des 23,75 % de parts détenues par Vivendi, premier actionnaire de TIM. Cependant, les négociations semblent aujourd'hui à l'arrêt.
Le ministre de l'Économie, Giancarlo Giorgetti, a tempéré les attentes des investisseurs en rappelant que le gouvernement accueillerait favorablement toute proposition, mais resterait vigilant pour "protéger l'intérêt national", notamment grâce au dispositif de "golden power" qui permet de bloquer certaines opérations dans des secteurs stratégiques comme les télécommunications.
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Malgré l'incertitude ambiante, Pietro Labriola, PDG de Telecom Italia, ne ferme aucune porte : "Iliad et Poste Italiane restent deux options envisageables pour le futur de l'opérateur". Pour financer son potentiel investissement, Poste Italiane pourrait échanger avec la CDP sa participation de 3,78 % dans Nexi, spécialiste des paiements électroniques.
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Cependant, cette possible incursion de Poste Italiane au capital de TIM pourrait réduire, selon les experts, l'attrait spéculatif à court terme du titre en Bourse.
(avec agences)
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