Inarrêtable, Iliad s'approche de la barre des 50 millions d'abonnés
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Au premier semestre 2024, le chiffre d'affaires consolidé d'Iliad a enregistré une hausse de 10,3% sur un an, à 4,9 milliards d'euros.
CHARLES PLATIAU
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Au premier semestre 2024, le chiffre d'affaires consolidé d'Iliad a enregistré une hausse de 10,3% sur un an, à 4,9 milliards d'euros.
CHARLES PLATIAU
Vent en poupe pour le groupe de télécoms Iliad. La maison-mère de l'opérateur Free a en effet poursuivi sa forte dynamique commerciale, en gagnant plus de 620.000 abonnés au deuxième trimestre, pour un total de 49,8 millions (fixes et mobiles) sur l'ensemble de ses marchés, a-t-il annoncé ce jeudi.
Le groupe présent en France, Italie et Pologne est désormais « le 5e opérateur européen » et « réaffirme ses ambitions d'atteindre un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros en 2024 », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Dans le détail, au premier semestre de l'exercice, son chiffre d'affaires consolidé a donc enregistré une hausse de 10,3% sur un an, à 4,9 milliards d'euros, et son bénéfice net est ressorti en progression de 8,6%, à 251 millions d'euros. L'excédent brut d'exploitation après loyers (Ebitdaal), principal indicateur de rentabilité du groupe, s'est élevé à 1,86 milliard d'euros sur la période, soit une hausse de 13,2%.
En France, son principal marché, Free, a recruté 120.000 nouveaux abonnés net sur le mobile, et 40.000 sur le fixe, entre le premier et le deuxième trimestre. « On prend des abonnés à tous nos concurrents », revendique Nicolas Thomas, directeur général de Free.
Entre juin 2023 et juin 2024, Iliad indique aussi avoir investi 1,86 milliard d'euros, soit l'équivalent de « 19% de son chiffre d'affaires ». Entre l'acquisition d'un supercalculateur auprès du géant américain des semi-conducteurs Nvidia, pour sa filiale de services cloud Scaleway, et le financement d'un laboratoire de recherche, le groupe détenu par Xavier Niel a investi « autour de 200 millions d'euros », dans l'intelligence artificielle (IA) en 2023.
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En mai, Iliad a aussi annoncé qu'il allait investir 2,5 milliards d'euros en Europe dans les centres de données (data centers) au cours des dix prochaines années, afin de répondre notamment aux besoins liés à l'IA.
Après avoir réussi à doubler son nombres d'abonnés (22,7 millions en 2018) et ses revenus (4,9 milliards à la même date) sur la période 2018-2024, dans le cadre de son plan stratégique, Iliad entend se projeter sur un nouveau plan « à horizon 2028 », sans en donner le calendrier de dévoilement.
« On travaille depuis un an pour définir un nouvel horizon pour notre groupe. On s'est beaucoup transformé ces quatre à cinq dernières années. En 2018, on était une boîte franco-française, concentrée uniquement sur le marché grand public. On est désormais aussi sur le marché professionnel, le cloud, et on est présent dans 8 pays européens », a détaillé Thomas Reynaud, directeur général d'Iliad, lors d'une conférence de presse.
Sur ce sujet, Iliad a annoncé avoir finalisé sa prise de participation de 19,8% dans Tele2, un des principaux opérateurs en Suède et dans les pays baltes, devenant son « actionnaire de référence ». Le montant de l'opération s'est élevé à 13 milliards de couronnes suédoises, soit 1,16 milliard d'euros. En 2023, Tele2, qui est présent dans le mobile et l'Internet fixe en Suède, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, a réalisé un chiffre d'affaires de 21,1 milliards de couronnes (1,9 milliard d'euros).
Ces derniers mois, le patron d'Iliad a aussi fait d'autres emplettes sur le Vieux Continent. Le milliardaire a notamment acquis en janvier dernier l'opérateur ukrainien Lifecell, pour 500 millions de dollars. En septembre 2020, le magnat des télécoms a racheté l'opérateur mobile Play, en Pologne, contre 2,2 milliards d'euros. Un an plus tard, il récidive dans ce pays en s'offrant le câblo-opérateur UPC, pour 1,5 milliard d'euros. En les mariant, l'idée est de pouvoir proposer des offres dites « convergentes », mêlant Internet fixe et mobile.
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En novembre 2023, Xavier Niel a mis le cap sur la Belgique, où il a pris 6% dans Proximus, l'ancien opérateur télécoms de l'Etat belge, et numéro un dans son pays sur le mobile et le fixe. A cet éventail, il convient d'ajouter que Xavier Niel possède Eir (l'opérateur historique d'Irlande), le suisse Salt et enfin Monaco Telecom. Seul échec récent dans cet élan de croissance externe : après avoir vu son offre éconduite par la direction du géant britannique du mobile, Xavier Niel a abandonné son projet d'acquisition de l'antenne italienne de Vodafone.
(Avec AFP)
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