Appelé à remplacer Jean-François Fallacher le 1er juin, ce profil international et marketing aura fort à faire pour conserver les parts de marché de l’opérateur historique dans un contexte de concurrence exacerbée.
Jean-François Fallacher ne sera resté que deux ans directeur général d'Orange France. Appelé à la tête de l'opérateur français de satellite Eutelsat, il sera remplacé au 1er juin par Jérôme Hénique, actuellement directeur général d'Orange Afrique et Moyen-Orient. Il reste directeur exécutif du groupe et rattaché directement à Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange.
Un jeu de chaises musicales qui ne survient pas au meilleur moment pour l'opérateur historique, alors que la concurrence est à son comble en France sur le marché des télécoms.
Une très bonne connaissance de l'Afrique et du réseau mobile
C'est un pur produit de la maison comme Orange les aime qui a été choisi pour ce poste de CEO France. Passé par Science Po Paris et l'Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications, Jérôme Hénique a débuté en 1995 chez France Telecom. Après une expérience comme consultant dans le privé, il a réalisé l'essentiel de sa carrière chez Orange, où il a passé plusieurs années au marketing. Il a ensuite privilégié l'international, exerçant des fonctions de direction en Espagne, au Sénégal, en Jordanie et au Maroc.
C'est depuis Casablanca qu'il dirigeait depuis juillet 2022 la zone Afrique et Moyen-Orient. Une division stratégique et le principal moteur de croissance actuel pour l'opérateur. Il y compte 161 millions de clients et y a réalisé 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024. Difficile de mettre ce succès entièrement au crédit de Jérôme Hénique. Mais c'est tout de même sous sa direction que le développement du service de transfert d'argent et de paiement mobile Money s'est accéléré. Et il a accompagné le décollage de la data et de la 4G sur le continent, le réseau fixe y jouant un rôle mineur.
La partie sera plus difficile en France, où les positions d'Orange sont attaquées de toutes parts : il va s'agir davantage de conserver des clients plutôt que d'en gagner. Sur le BtoB, où l'hégémonie de l'entreprise suscite la convoitise de tous ses concurrents. Mais aussi côté grand public, où elle tente de maintenir une « stratégie de valeur » avec des prix plus élevés.
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