C'est la fin d'une époque. À compter du vendredi 31 janvier, les premiers réseaux de cuivre d'Orange vont être définitivement coupés. Exit l'infrastructure qui a permis pendant soixante ans de téléphoner, puis de se connecter à Internet : place à la fibre optique. « Outre un débit cent fois plus rapide, [la technologie] est moins sensible aux perturbations électromagnétiques, plus résistante à l'eau et consomme quatre fois moins d'énergie », fait valoir la présidente-directrice générale de l'ex-France Télécom, Christel Heydemann.
Dans le cadre du déploiement du plan très haut débit, chaque 31 janvier jusqu'en 2030 marquera le passage à ce nouveau réseau dans une vague de communes. Elles sont au nombre de 162 à date. Suivront 829 en 2026 puis 2.145 en 2027. « Avant, il faut s'assurer à l'échelle d'une commune qu'on n'a pas oublié de raccorder à la fibre des administrés, des entreprises ou des bâtiments », relève Eric Boz, directeur des relations avec les collectivités locales pour Orange en Gironde.
L'opérateur historique y travaille avec ses clients, notamment sur les systèmes de sécurité et de pilotage. « L'ADSL, c'était une catastrophe. On n'avait pas de débit et on ne pouvait pas travailler à distance sur notre serveur », témoigne Patrice Bardey, dirigeant de l'entreprise de textile industriel Filtrasud à Saint-Aubin de Médoc, à l'ouest de Bordeaux.