REPORTAGE. Orange, qui gère la connectivité de la Grande Boucle, permet aux télévisions du monde entier de diffuser la compétition en direct. Pour la 10ème étape du Tour entre l’Ile d’Oléron et l’Ile de Ré, l'opérateur a dû étendre ses réseaux Internet fixe et mobile dans un environnement difficile, caractérisé par la présence de remparts Vauban.Devant leurs écrans, les fans du Tour de France l'ignorent. Mais la diffusion de la compétition constitue un défi technologique d'une rare complexité. Orange, qui gère la connectivité de la Grande Boucle depuis plus de 20 ans, se trouve au cœur d'une machinerie complexe qui permet aux journaux, aux radios et chaînes de télévisions du monde entier de suivre les pérégrinations du peloton.
A chaque étape, l'opérateur historique a la même mission : apporter une connectivité puissante au village départ, au village d'arrivée, et au centre de presse. La tâche est complexe, d'autant que les territoires où passent les coureurs ne disposent généralement pas d'infrastructures télécoms à la hauteur des immenses besoins des médias. Plusieurs mois avant le début de la compétition, Henri Terreaux, le responsable du dispositif d'Orange, passe en revue le tracé, et fait l'inventaire des déploiements d'infrastructures à réaliser.
Un camion transformé en central téléphonique
Pour la 10ème étape du Tour entre l'Ile d'Oléron et l'Ile de Ré (Charente-Maritime), ce mardi, des travaux ont été effectués en amont. « Pour cette étape, il a fallu tirer une fibre optique sur 6 kilomètres jusqu'à Saint-Martin-de-Ré [la commune fortifiée ou est niché le village d'arrivée], explique Henri Terreaux, qui en est à son 23ème Tour de France. Après avoir obtenu des autorisations, nous avons dû la tirer dans les douves, devant les remparts Vauban. » Cette fibre, aux yeux d'Orange, est essentielle. L'opérateur en a besoin pour connecter des antennes de communication mobile, des bornes Wi-Fi. Mais aussi et surtout pour connecter un de ses camions, transformé en central téléphonique itinérant.
« C'est le centre névralgique du Tour de France », affirme Henri Terreaux. De fait, c'est ce camion qui permet aux 97 chaînes de télévision qui couvrent la compétition d'envoyer leurs images dans le monde entier. A l'intérieur, les équipes de l'opérateur ont toujours un œil sur l'état du réseau. « On peut immédiatement voir s'il y a des engorgements qui créent des problèmes de latence », poursuit le responsable.