Malgré la crise des semi-conducteurs, Nokia s’attend à une année 2021 meilleure que prévu

L’équipementier télécoms finlandais s’attend à dépasser son objectif de marge opérationnelle. Ces résultats sont aussi la conséquence des difficultés de ses rivaux. A commencer par celles du géant chinois Huawei.
Pierre Manière

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Jusqu’à présent, Nokia s’était montré particulièrement prudent. En octobre dernier, malgré des résultats honorables, son patron Pekka Lundmark redoutait plus que tout la crise des semi-conducteurs.
Jusqu’à présent, Nokia s’était montré particulièrement prudent. En octobre dernier, malgré des résultats honorables, son patron Pekka Lundmark redoutait plus que tout la crise des semi-conducteurs. (Crédits : Sergio Perez)

L'optimisme est désormais de mise. Nokia a indiqué, ce mardi, qu'il s'attendait à un exercice 2021 meilleur que prévu. Selon des résultats préliminaires, l'équipementier télécoms finlandais a d'abord confirmé ses objectifs de ventes. Celles-ci devraient se situer à 22,2 milliards d'euros. C'est-à-dire dans la tranche haute de la fourchette prévue, entre 21,7 et 22,7 milliards d'euros.

Mais l'équipementier revoit surtout à la hausse son objectif de marge opérationnelle comparable. Il est désormais compris entre 12,4% et 12,6%, contre 10% à 12% auparavant. Comme l'explique le groupe dans un communiqué, cette amélioration est notamment liée à des investissements dans des fonds de capital-risque, ainsi que des « reprises de provisions pour créances douteuses et à quelques autres avantages ponctuels ».

Dans le sillage de 2021, Nokia anticipe une marge opérationnelle comparable comprise entre 11% et 13,5% cette année. L'industriel justifie cette fourchette par « les améliorations continues attendues dans l'activité sous-jacente » et ce, malgré les contraintes d'approvisionnement, et l'inflation liées aux coûts. Les résultats de Nokia seront détaillés le 3 février prochain.

Nokia profite de la réduction des coûts

Jusqu'à présent, Nokia s'était montré particulièrement prudent. En octobre dernier, malgré des résultats honorables, son patron, Pekka Lundmark, redoutait plus que tout la crise des semi-conducteurs.

« L'incertitude qui entoure le marché mondial des semi-conducteurs limite notre visibilité, avait-il prévenu. Nous travaillons en étroite collaboration non seulement avec nos fournisseurs pour assurer la disponibilité des composants, mais aussi avec nos clients pour nous assurer que nous pouvons répondre à leurs besoins et atténuer l'inflation sans précédent du coût des composants à laquelle notre industrie est confrontée. Si l'on ajoute à cela les éléments exceptionnels dont nous avons bénéficié cette année, cela pourrait limiter notre potentiel d'expansion des marges en 2022. »

Pour l'heure, le groupe ne s'en sort, visiblement, pas si mal. Ces résultats sont aussi la conséquence des difficultés de ses rivaux. A commencer par celles du géant chinois Huawei, qui pâtit de sanctions américaines, mais aussi celles de son concurrent suédois Ericsson. Nokia profite, également, de sa vaste politique de réduction des coûts. Rappelons qu'au mois de mars, l'industriel a annoncé un énième plan de suppression de 5.000 à 10.000 postes à horizon deux ans. Ce qui représente jusqu'à 11% de ses effectifs globaux.

(avec AFP)

Pierre Manière

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Commentaire 1
à écrit le 11/01/2022 à 23:30
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Et si on commençait à en mettre beaucoup moins dans les voitures, on pourrait reorienter une partie de la production , là où les semi conducteurs sont vraiment nécessaires ?

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