Orange en quête de clients pour sa filiale Totem
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Il faut bien les chercher, les antennes, au sommet de cet immeuble de bureaux récent de la banlieue parisienne. La plupart d'entre elles ont été placées en hauteur et intégrées dans le paysage urbain du toit terrasse, les rendant ainsi invisibles à l'œil nu. Un véritable site modèle pour la TowerCo Totem, la filiale du groupe Orange qui loue ses points hauts aux opérateurs télécoms pour accueillir les équipements de leur réseau mobile.
Contrairement à ses concurrents français ou européens qui ont vendu leurs infrastructures passives, Orange a fait le choix de les conserver. Mais, en lançant Totem en 2021, l'opérateur historique espérait tout de même maximiser leur rendement et multiplier les clients opérateurs au-delà d'Orange. « Totem a tous les atouts pour être un acteur central de la consolidation du secteur en Europe », avait déclaré la directrice générale du groupe, Christel Heydemann, en 2023, lors de la présentation de son plan stratégique Lead the Future. Le compte n'y est pas aujourd'hui. L'entreprise est rentable, mais le chiffre d'affaires français et espagnol n'a progressé que de 3,3% en 2024, atteignant 709 millions d'euros.
Les résultats de Totem contrastent en effet avec le dynamisme du leader européen Cellnex, qui affiche une croissance de 8 % et entend déployer encore 5 000 sites supplémentaires d'ici à 2030 dans notre pays. Ce n'est pas le chemin emprunté par la filiale d'Orange, qui entend rationaliser son empreinte géographique.
« Nous possédons un portefeuille très riche, avec des sites historiques exceptionnels qui ne sont pas réplicables. Notre priorité n'est donc pas de racheter des points hauts pour faire du volume. Nous préférons miser sur la croissance organique et densifier pour créer de la valeur », explique Emmanuel Rochas, le nouveau patron de Totem, qui a pris ses fonctions il y a trois semaines.
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Si des acteurs de la sécurité, comme la gendarmerie ou des entreprises de l'Internet of things (IoT) comptent parmi les clients, le taux d'occupation des pylônes et toits terrasse n'est passé que de 1,37 en 2022 à 1,42 en 2024. Améliorer ce chiffre en le portant à 1,5 d'ici un an, et encore davantage ensuite, c'est la priorité numéro un d'Emmanuel Rochas. Pour cela, il va falloir séduire davantage Bouygues Telecom, Free et SFR, même s'ils louent déjà partiellement les sites de Totem. La filiale compte sur de nouveaux outils numériques pour y parvenir.
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