Orange : nouveau rebondissement dans la guerre entre syndicats
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GONZALO FUENTES
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On croyait terminé l'épisode houleux opposant les syndicats CFE-CGC et CFDT pour choisir un représentant des salariés actionnaires au Conseil d'administration d'Orange. Car le vote de consultation du mois d'avril, organisé par l'entreprise, avait désigné un binôme CFDT et AASGO (Association Actionnariat Salarié Groupe Orange).
Il ne restait plus qu'à procéder officiellement à sa nomination lors de l'assemblée générale de ce mercredi 21 mai à Paris, même si la CFE-CGC avait lancé des procédures pour contester le résultat du vote. Coup de théâtre : le tribunal des activités économiques de Nanterre vient d'imposer ce matin à Orange le report du vote de cette résolution, à la demande de la CFE-CGC.
Cette décision ne préjuge cependant en rien du fond de l'affaire. Elle a, en revanche, pour effet immédiat de laisser le mandat vacant, une situation déjà en suspens depuis mai 2024. Et, à moins d'une assemblée générale extraordinaire, la situation pourrait perdurer jusqu'à la prochaine AG en mai 2026.
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L'enjeu est important pour les organisations syndicales d'Orange : il s'agit, ni plus plus, ni moins, de peser sur des décisions capitales pour l'entreprise et les salariés. Or, l'agenda des mois qui viennent est chargé, entre la restructuration d'Orange France, le nouveau plan stratégique début 2026 et la recherche d'un président ou d'une présidente pour succéder à Jacques Aschenbroich en 2026.