Orange : le bénéfice pâtit de la pandémie et de la concurrence en Espagne
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Ramon Fernandez, le directeur financier d'Orange.
Reuters
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Ramon Fernandez, le directeur financier d'Orange.
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Orange continue de se montrer globalement résilient dans ce contexte de crise sanitaire. Le numéro un français des télécoms a publié ce jeudi ses résultats au titre du premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l'année, ses ventes globales se sont stabilisées à 10,3 milliards d'euros, contre 10,2 milliards à la même période l'an dernier. Son bénéfice d'exploitation (EBITDAaL) a en revanche légèrement reculé, de 0,3%, à 2,56 milliards d'euros. « C'est un trimestre pleinement affecté par le Covid, alors qu'au premier trimestre 2020, nous n'avions connu que deux semaines de pandémie », rappelle Ramon Fernandez, le directeur financier de l'opérateur historique. Les revenus des frais d'itinérance ont chuté de plus de 30%, souligne le dirigeant, ce qui représente une perte d'environ 42 millions d'euros. Logique, dans la mesure où les déplacements entre les pays ont drastiquement diminué.
En France, le premier marché d'Orange, le groupe a vu son chiffre d'affaires reculer légèrement de 0,2%, à 4,4 milliards d'euros. Le groupe pâtit notamment de la fermeture « d'un tiers des boutiques, qui représentent 40% des ventes », souligne Ramon Fernandez. Les affaires en Afrique et au Moyen-Orient, en revanche, continuent de bien se porter. Les ventes ont progressé de plus de 7%, à près de 1,5 milliard d'euros. En Europe - en dehors de la France -, les résultats d'Orange sont stables. Mais il reste un gros point noir : l'Espagne. Dans ce pays, Orange a vu ses ventes baisser significativement de 7,4%, à 1,18 milliard d'euros. Le groupe souffre depuis plusieurs trimestres de la concurrence féroce sur les offres d'entrée de gamme.
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« Le très gros problème que nous avons a eu en Espagne, c'est que nous avons été trop lent à nous adapter à une bascule extrêmement brutale du marché vers le milieu et surtout le bas de marché », affirme Ramon Fernandez, soulignant que la pandémie et la baisse du pouvoir d'achat a favorisé cette tendance.