Télécoms : en Italie, le casse-tête de la couverture du pays en fibre optique
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L'Italie échoue à une piètre 23ème place en matière de connectivité au sein de l'Union européenne.
YARA NARDI
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L'Italie échoue à une piètre 23ème place en matière de connectivité au sein de l'Union européenne.
YARA NARDI
Si la France peut se targuer d'être un des pays les mieux couvert d'Europe en matière d'Internet fixe à haut débit et à très haut débit, notamment via le déploiement massif de la fibre, l'Italie ne peut pas en dire autant. La Botte est, sur ce front, à la traîne dans les classements. En matière de connectivité, le pays échoue à une piètre 23ème place selon les données de l'Union européenne. En 2020, seuls 61% des ménages italiens disposait d'un abonnement à haut débit - c'est-à-dire 16 points de moins que la moyenne de l'UE. En matière de très haut débit, l'Italie accuse aussi un retard important. 28% des ménages possèdent, en effet, une connexion d'au moins 100 Mbp/s, quand la moyenne de l'UE se situe à 34%.
Cette situation préoccupe le gouvernement italien. Son ambition ? Que tous les habitants puissent bénéficier, à l'horizon 2026, d'un accès à très haut débit. L'exécutif est aujourd'hui bien décidé à mettre enfin les bouchées doubles pour accélérer le déploiement de la fibre optique, et démocratiser cette technologie auprès de la population. Pour y arriver, le gouvernement a une idée : fusionner les infrastructures Internet fixe de Telecom Italia, l'opérateur historique, avec celles d'Open Fiber, une société fondée en 2015 par l'énergéticien Enel, afin de créer un réseau unique, qui a vocation à couvrir tout pays. La manœuvre a un gros avantage : elle permettrait de diminuer la facture des investissements, en évitant que plusieurs réseaux se fassent concurrence. Au final, tous les opérateurs commerciaux du pays auraient accès à cette infrastructure pour servir leurs clients.
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Cela fait plusieurs années que ce projet est évoqué. Mais il semble enfin sur les rails. Le mois dernier, Telecom Italia et la Caisse des dépôt (CDP) ont signé un accord préliminaire en ce sens. La CDP est en effet, ici, un acteur clé. Elle est à la fois le deuxième actionnaire de Telecom Italia avec 10% du capital. Mais l'organisme public est aussi le premier actionnaire d'Open Fiber, dont elle détient 60% des parts. In fine, c'est bien l'Etat italien, par l'intermédiaire de la CDP, qui a vocation à tenir les rênes de ce nouveau réseau unique.