Theresa May bannit l’Apple Watch des réunions ministérielles par crainte de piratage

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Les ministres britanniques vont devoir investir dans de nouvelles montres. La Première ministre conservatrice Theresa May a interdit à ses équipes de porter des Apple Watch pendant les réunions ministérielles, rapporte The Telegraph. L'Apple Watch, souvent reliée à un iPhone, permet de consulter des mails ou encore de recevoir des appels. Elle est également équipée d'un micro. Le gouvernement britannique craint un piratage de ces montres intelligentes par des hackers. "Les Russes essayent de pirater tout ce qu'ils peuvent", déclare une source au Telegraph.
En 2013, lorsque David Cameron était Premier ministre, les iPads et les iPhones avaient déjà été bannis des réunions par crainte d'espionnage à l'étranger. Les ministres s'occupant de départements stratégiques avaient reçu l'ordre de placer leur smartphone dans des "boîtes insonorisées, doublées de plomb, lorsqu'ils souhaitaient avoir une conversation sensible", raconte le Telegraph dans un article de l'époque.
Cette nouvelle interdiction survient alors que les Etats-Unis ont formellement accusé la Russie vendredi dernier d'avoir piraté des organisations, comme le Parti démocrate. Dans un communiqué commun, le Département de la sécurité intérieure et la Direction du renseignement supérieur assurent : "Ces vols et ces piratages ont pour but d'interférer dans le processus électoral américain."
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"Nous pensons, compte tenu de l'étendue et de la sensibilité de ces initiatives, que seuls des hauts responsables russes ont pu autoriser ces activités", poursuivent-ils. La Russie n'a pas tardé à réagir, qualifiant ces accusations de "foutaises", Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, déclarant auprès de l'agence de presse russe Interfax : "Les sites internet (du président Vladimir) Poutine sont attaqués quotidiennement par des dizaines de milliers de pirates. On peut tracer nombre de ces attaques vers le territoire des Etats-Unis, mais nous n'accusons pas à chaque fois la Maison Blanche ou Langley", siège de la CIA.
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