Jean-Pierre Barbier, nouveau président du conseil départemental de l'Isère
Marie Lyan
Marie Lyan
Élu au second tour des départementales avec 63 % des voix dans la Bièvre, le député de l'Isère et maire de Penol, Jean-Pierre Barbier, était le seul candidat UMP déclaré pour la présidence du conseil départemental de l'Isère.
Dès l'annonce des résultats officiels dimanche, il n'avait pas hésité à annoncer sa candidature à ce que l'on qualifie souvent de "3e tour", c'est-à-dire l'élection du président du conseil départemental, effectuée à la majorité par la nouvelle assemblée départementale qui s'est réunie ce jeudi matin. Jean-Pierre Barbier a été élu sans surprise avec 34 voix, contre 20 pour le candidat PS Didier Rambaud et 4 pour Véronique Vermorel (EELV).
Au sein de l'UMP, aucun obstacle ne pointait à l'horizon : le président de la fédération iséroise de l'UMP, Jean-Claude Peyrin, lui aussi élu à Meylan avec 56,48% des voix, avait d'ores et déjà indiqué qu'il ne s'y opposerait pas.
A la tribune, le nouveau président du conseil général a annoncé un programme de relance économique de 100 millions d'euros qu'il soumettra au vote des conseillers départementaux, en vue de moderniser les infrastructures routières et les équipements publics.
Parmi ses principales propositions, on retrouve des subventions majorées aux collectivités qui investissent dans des travaux, le développement de l'aéroport Grenoble-Isère, un soutien réaffirmé au projet de Center Parcs de Roybon, ainsi que la relance des chantiers tels que le Rondeau (déjà inscrit au Plan État Région) et de l'A480. Jean-Pierre Barbier a également annoncé le retour de la gratuité dans les transports scolaires, "qui rétablira 3,3 millions d'euros de pouvoir d'achat pour les classes moyennes", ainsi que l'annulation du projet d'hébergement d'urgence du Rondeau. "En matière d'hébergement, l'État assumera sa part mais ni plus ni moins", a martelé l'élu. Avec une promesse : "Je serai toujours du côté des chefs d'entreprises", a-t-il avancé.
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Jean-Pierre Barbier avait déjà annoncé qu'en cas de victoire, il se désengagerait de ses mandats de député et d'élu afin d'assumer pleinement ses nouvelles fonctions. À 54 ans, cet élu de droit souhaite incarner le retour des valeurs travail-courage-famille.
Fervent opposant à la loi Macron à l'Assemblée, il s'est positionné dès dimanche pour relancer des projets favorisant l'accessibilité de Grenoble.
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Issu de grand-parents agriculteurs, d'un père ouvrier chez le distributeur de matériaux Saint-Gobain et d'une mère au foyer, Jean-Pierre Barbier est gérant d'une pharmacie à la Côte-Saint-André. Il est également le père de Vincent Barbier (25 ans), conseiller municipal d'opposition à Grenoble et candidat malheureux aux départementales (18,5% des voix) dans le 1er canton de Grenoble.
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