ERAI : les tractations s'ouvrent cette semaine
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
J - 8 pour l'audience d'ERAI (Entreprise Rhône-Alpes International) au tribunal de grande instance de Lyon. L'administrateur judiciaire, Robert-Louis Meynet, nommé le 14 avril dernier après le placement de l'association en redressement judiciaire, a reçu six offres « confirmées » pour cinq implantations à l'étranger.
Deux candidats sont intéressés par l'Allemagne ( six emplois). En Chine, le dirigeant de la filiale locale propose de conserver 46 emplois. Au Vietnam le projet porte sur 16 personnes, en Turquie il préserve 11 emplois. A Dubaï, l'offre émane de Ludovic Loffreda, un Lyonnais d'origine à la tête d'une entité (LPL) employant 70 salariés. Selon nos sources l'Inde, le Maroc ou encore l'Italie font l'objet de marques d'intérêt moins avancées. Les salariés du siège lyonnais, eux, n'ont pas poursuivi leur projet.
Si les plans aboutissaient tous, quelque 120 emplois pourraient être sauvés soit un peu plus de la moitié des postes dépendant d'ERAI à l'étranger. Toutefois ces offres de reprise d'actifs pour 1 euro symbolique sont assorties d'une clause suspensive. Les candidats exigent que la Région s'acquitte des salaires et autres charges non honorées depuis le 6 mars, date du premier rejet de la subvention à ERAI.
Cette contribution demandée pourrait s'élever à plusieurs millions d'euros, à ce stade, selon nos informations. Un budget de crise sera t'il débloqué ? Comment ? Les tractations vont s'ouvrir dès le début de cette semaine avec l'exécutif de Jean-Jack Queyranne. Et l'on peut penser qu'un traitement particulier sera réservé à la Chine, en raison des liens entre ce pays et Rhône-Alpes.
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Toujours est-il que l'administrateur judiciaire souhaite que le maximum de projets puisse être validé le 9 juin prochain. Les collaborateurs des antennes ne faisant l'objet d'aucune reprise, à ce jour, multiplient les appels au secours. Quant aux salariés directs non réembauchés, des reclassements devront leur être proposés dans le cadre du futur PSE. La facture globale, sera salée. Le passif avoisine les 10 millions auxquels s'ajoutent plus de 4 millions d'euros de comptes courants non provisionnés de la maison mère aux filiales.
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Marie-Annick Depagneux
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