Les Salaisons d’Auvergne décrochent l’IGP, une bonne affaire ?
Maxime Hanssen avec Sonia Reyne
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Après 20 ans d'attente, il arrive en Auvergne. Le label Indication géographique protégée (IGP) pourrait bientôt être apposé sur les produits Jambon d'Auvergne. Le dossier a été validé par l'Institut national de l'origine et de la qualité au mois de juin. La saucisse sèche et le saucisson de la région pourraient également être concernés. C'est désormais aux instances européennes de se prononcer.
Bernard Lépinay, animateur au sein du consortium des Salaisons d'Auvergne, détaille l'importance stratégique de ce label :
L'IGP contribue à préserver un savoir-faire et à démarquer les produits des entreprises engagées dans la démarche.
Pour obtenir ce signe de qualité, le cahier des charges requiert des savoir-faire traditionnels qui se sont prolongés dans l'artisanat puis l'industrie. Le label consacre ainsi une production existante dans une zone géographique précise.
Cette certification, une fois définitive, sera ainsi pour les Salaisons d'Auvergne une vraie opportunité de développement. D'autant plus que la filière est déjà dynamique.
La salaison sèche représente aujourd'hui plus des 4/5e de l'activité des entreprises régionales de charcuterie. En Auvergne, la production de saucisson sec et de jambon constitue 85 % de la production totale de charcuterie de la région, contre 12 % en moyenne en France. Et 25 % de la production française du saucisson sec "Label rouge".
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Cependant, les produits en cours de labellisation ne devraient pas bénéficier des mêmes perspectives de développement. Le jambon d'Auvergne, dont la production sur le marché français est encore confidentielle par rapport à son concurrent de Bayonne ou Italien, a "une vraie carte d'outsider à jouer pour se développer", estime M. Lépinay.
Maxime Hanssen avec Sonia Reyne