L'agriculteur, toujours maître de son exploitation ?
Romain Charbonnier
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Les avancées technologiques posséderaient plusieurs avantages, notamment celles d'améliorer les conditions de travail de l'agriculteur, comme le tracteur a pu le faire à son arrivée : souplesse, confort, suppression de certaines tâches répétitives, meilleure réactivité, etc.
Parmi les premiers à en avoir fait l'usage : les éleveurs de vaches laitières. Depuis de nombreuses années, tous ou presque utilisent, deux fois par jour, matin et soir, et toute l'année, des robots de traite. Et avec ce système, les conditions se sont améliorées.
« Les robots fonctionnant en permanence, ils permettent ainsi aux éleveurs de prendre un peu plus de temps pour eux, d'alléger leur travail », reconnaît Anne Blondel, responsable technique de Fidocl Conseil Élevage pour la Saône-et-Loire et l'Ain, société de collecte de données en élevage, qui travaille en lien direct avec eux, collectant des données pour des analyses fines sur l'animal ou la qualité du lait. Mais loin l'idée que la machine puisse remplacer l'homme, au contraire : « Cela nécessitera toujours une surveillance humaine et une vigilance permanente, car la technologie n'est pas infaillible », ajoute-t-elle.
Le métier d'éleveur a donc évolué vers plus de technicité. Aujourd'hui, il reste toujours le principal utilisateur de robot. Un chiffre évoqué par Michel Berducat, ingénieur de recherche et directeur adjoint du laboratoire UR TSCF en charge de l'innovation à l'Irstea de Clermont-Ferrand, montre que sur 5 000 robots vendus dans l'agriculture entre 2012 et 2013, 95 % étaient des robots dédiés à la traite. Reste donc l'autre marché.
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Des signaux présentent déjà un développement exponentiel de l'agriculture 3.0, irriguant l'ensemble des filières agricoles. Airinov est l'une de ces start-ups, dont l'aventure a démarré en 2010, ayant fait le pari de drones au service des agriculteurs. Aujourd'hui, la société de 28 personnes travaille avec 5 000 agriculteurs. Elle leur propose un service clé en main dans le but d'obtenir une image aérienne et un diagnostic précis de leurs sols cultivables par exemple, afin, qu'ils puissent ensuite s'adapter aux différentes exigences imposées par l'Union européenne.
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