Aéroports de Lyon : la privatisation en marche
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
Mise à jour le 8 février à 16h30
Le top de départ de la privatisation de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry est donné. Le projet du cahier des charges, d'une quarantaine de pages, est sur la table des différents partenaires locaux concernés : CCI Métropole Lyon Saint-Étienne Roanne, région Auvergne Rhône-Alpes, métropole de Lyon et département du Rhône. Ensemble ils détiennent 40 % du capital au côté de l'État, qui a décidé de céder sa participation de 60 %.
"Le gouvernement a le souci de la concertation. On considère que cette privatisation est une bonne idée même si l'Etat a bien joué son rôle d'actionnaire en investissant", a indiqué pour sa part le président de la CCI, Emmanuel Imberton, en marge d'une conférence de presse consacrée à l'Aderly. Et de rappeler : "Il ne faut pas que le prix soit le principal critère de choix" du futur opérateur.
CCI et collectivités territoriales refusent que se reproduise le scénario de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, cédé au plus offrant, à un consortium de sociétés chinoises. Ils souhaitent un opérateur industriel ayant de l'expérience en matière aéroportuaire et en capacité de développer Lyon Saint-Exupéry.
Dans la longue liste des prétendants, dévoilée en décembre dernier, figure Genève Airport associé au fonds helvétique Cube. Gérard Collomb n'y est pas favorable de crainte que la plateforme genevoise étouffe l'aéroport lyonnais.
Un avis partagé par Etienne Blanc, Premier vice président de la région Auvergne Rhône-Alpes et maire de Divonne, dans l'Ain :
De son côté, François-Noël Buffet, sénateur maire d'Oullins et conseiller à la Métropole de Lyon partage le même point de vue :
A contrario, l'élu LR insiste pour que soit "fait barrage, à tout prix, à ADP (les aéroports parisiens) qui pourrait être tenté d'entrer avec un faux nez".
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Le processus de mise en vente de la société des Aéroports de Lyon Saint-Exupéry et Bron est directement géré par l'APE (Agence de participations de l'État) dirigé par Martin Vial. L'objectif est de finaliser l'opération à l'automne. Cette privatisation a été pour la première fois évoquée en 2011, sous Nicolas Sarkozy.
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