Industrie : Comment Piganiol est passé du parapluie à la blouse d’hôpital
Sonia Reyne
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En 136 ans, le fabriquant de parapluie haut de gamme Piganiol n'a jamais fermé.
Très vite, le dirigeant veut se sentir utile. Il pense d'abord aux masques, dont il expédie quelques prototypes à la préfecture.
Avec 9 kilomètres de tissu récupéré d'un confrère fabriquant de couette - Abeil, à 40 km d'Aurillac -, la petite usine va produire entre 4 à 5000 blouses lavables pour répondre à la demande initiale de l'hôpital.
En complément, il fabrique 200 000 blouses jetables pour l'Ehpad voisin, une production réalisée avec des éléments fournis par son fournisseur d'emballage pour les parapluies, à Neussargues.
Très vite, Matthieu Piganiol est submergé par les appels de chefs de services de la France entière. Il privilégie les hôpitaux et les Ehpad à proximité, "dans le Cantal, un peu à Grenoble, et un peu à Paris".
Le jeune chef d'entreprise mobilise avec lui les entreprises locales. Ensemble, ils structurent un process pour traiter les demandes et les livraisons. Mais il ne perd pas de vue son projet de masques. Avec d'autres industriels du textile de l'hexagone, ils font valider un type de masque suffisamment filtrant et qui permette tout même de respirer.
Sonia Reyne
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