Laurent Wauquiez a présenté ce jeudi un plan de relance pour l'économie régionale évalué à un milliard d'euros. Il doit permettre, selon lui, de préserver ou de créer 50 à 100 000 emplois.Après avoir mis sur la table 240 millions d'euros en soutien à l'économie pendant la crise sanitaire, Laurent Wauquiez décrète la "mobilisation générale sur l'emploi" et annonce un plan de relance économique d'une valeur d'un milliard d'euros avec un "effet levier" de 3 à 4 milliards d'euros dans les deux à trois ans à venir.
"La crise sanitaire a démontré la fragilité de notre pays et notre dépendance extérieure. Elle a aussi montré la capacité d'adaptation de nos entreprises et la nécessité de "réinternaliser" nos activités. Il faut ramener les emplois", souligne Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Structuré en plusieurs axes de déploiement, ce plan d'investissement sera cependant mis en œuvre "tout de suite".
Grands travaux
Dans un premier temps, de "gros travaux structurants" seront activés (projets de campus à Grenoble, d'internat à Clermont-Ferrand, déploiement de la fibre, chantiers routiers et ferroviaires...) sur des projets "mûrs" et inscrits dans les contrats Etat-Région.
"Certains sont prêts, il ne faut pas attendre, il faut les sortir tout de suite ", martèle l'édile.
En complément, la région financera 50% des travaux engagés par les communes et les collectivités locales à condition que les chantiers se mettent en route dès le début de l'année 2021. Elle instaure également un système de "bonus relance" pour stimuler la commande publique locale.
Cette mesure devrait générer, selon la région, "environ 500 millions d'euros de travaux".
"Préférence régionale"
Mais toutes ces aides s'inscrivent sous le sceau de la préférence régionale, un thème cher au président de la région.
"Il faut donner de l'argent à nos entreprises, nos artisans, nos commerces. Cela doit devenir un réflexe, j'en suis et j'en reste convaincu malgré les critiques", assume-t-il.
Cela se traduit par 80 millions d'euros d'aides pour les commerçants, les artisans ou encore l'hôtellerie-restauration. Mais surtout par un engagement des collectivités aidées "sur la clause du mieux disant" - ne pas systématiquement "penser prix bas" selon l'élu -et privilégier les entreprises régionales pour leur marché public.