Les ambitions d'Emilie Legoff pour la French Tech Lyon Saint-Etienne
Stéphanie Borg
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La Tribune : Après une première phase de consolidation, French Tech One Lyon Saint Etienne entre dans une nouvelle ère avec votre arrivée en tant que co-présidente en binôme avec Karine Dognin-Sauze. Comment caractériseriez-vous ce nouveau mandat ?
Emilie Legoff : Ce passé est un ancrage solide sur lequel je veux m'appuyer, notamment continuant de porter les valeurs que nous y défendons. Ce sera un mandat de l'ouverture : ouverture de notre association à davantage de scaleups de notre territoire, ouverture vers l'écosystème et ouverture à l'international. Nous souhaitons y apporter un peu plus de rythme, pas dans le sens de plus de travail, mais de le transformer encore plus en un réseau de connexion et d'échanges.
Estimez-vous que la French Tech n'est pas assez attractive aux yeux des entreprises qui n'y adhèrent pas ?
Je ne connais pas encore leur raison. Peut-être que l''on manque encore de communication, peut-être que la culture territoriale de la discrétion est un autre facteur. En tous cas, il y a de très belles entreprises qui pourraient nous rejoindre et nous allons nous y atteler. Ce serait riche d'enseignements pour nous tous.
Qu'espérez-vous en vous tournant vers l'international ?
En Europe, il existe déjà 15 French Tech qui peuvent constituer des points d'entrée intéressant pour nos entreprises. Cela peut-être une grande aide quand on veut s'y installer, avoir les bonnes connexions et points d'entrées. Cela peut également constituer un échange de bonnes pratiques. Et Lyon pourrait devenir, à l'inverse ce point d'entrée pour les entrepreneurs en quête d'information. C'est toujours très riche en terme d'échanges.
En ce qui concerne l'écosystème, ce mouvement a pourtant déjà été engagé précédemment...
Tout à fait, c'est mon prédécesseur Renaud Sornin qui l'a initié. Cela s'est traduit par l'ouverture de notre advisory board à des personnalités de notre écosystème. C'est très important de renforcer aussi les connexions entre les startups et les institutionnels. Chacun a besoin de se découvrir et de se connaître pour mieux travailler ensemble ; c'est également nécessaire pour renforcer le lien d'appartenance et cesser d'opposer l'économie des startups et les mouvements d'entrepreneurs plus classiques. Ce sont souvent de supers entrepreneurs qui ont parfois du mal à comprendre l'économie des startups mais qui peuvent assurément apporter leur expérience. L'ensemble peut donner une richesse incroyable...
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