[La montagne, l’or vert de demain 4/5] Les Gîtes de France, le nouveau hit de l'été

Marie Lyan
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Gites de france 74
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Comment appréhendez-vous le démarrage de la saison d'été, quelques semaines après la fermeture brutale des stations suite à la crise sanitaire ?
Eric Apollinari : La montagne l'été est toujours un challenge. Cependant, nous avons observé cette année deux atouts. Car sans que l'on fasse grand-chose, à part rester sérieux, nous avons observé un repli assez naturel sur les marques franco-françaises qui rassurent. Avec un retour du local et des valeurs de slow tourisme, au plus de 70 % des gens disent venir en gîte pour profiter de la montagne, de ses balades, et de ses ressources naturelles. Contrairement aux destinations urbaines, qui ont beaucoup moins fonctionné que d'habitude, la montagne véhiculait des promesses de fraîcheur, de grand air, et de grands espaces.
On observe un effet d'aubaine au sein des stations, qui accueillent plus de monde cette année que l'an dernier. Les gens font de la randonnée, du vélo à assistance électrique, du VTT, du parapente, etc. Alors que nous avions d'abord perdu près de 25 points de progression cet hiver, les compteurs ont été remis à zéro début juin.
Il faut se souvenir qu'en Haute-Savoie, les interdictions préfectorales ainsi que la présence de clusters en mars ont compliqué la donne. Le retour de la clientèle n'est intervenu qu'à partir du 11 mai, et seulement pour des visiteurs de moins de 100 km. Puis tout d'un coup, les gîtes se sont à nouveau remplis : on attend près de 80 à 95 % de remplissage en fonction des endroits cet été !
Cette période a-t-elle nécessité des adaptations ?
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Nos établissements accueillent de toute façon moins de 15 personnes pour la grande majorité, à l'exception de 19 gîtes de groupe qui répondent à des normes d'établissements ERP, sur un total de 1490 établissements en Haute-Savoie. Les gîtes de France ont été l'un des premiers opérateurs à avoir validé des protocoles sanitaires.
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Marie Lyan