Auvergne Rhône-Alpes : la filière de l’apprentissage en alerte pour cette rentrée
Marie Lyan
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En Auvergne-Rhône-Alpes, les effectifs des CFA seront-il, comme l'an dernier, en hausse de + 1 % ? Rien n'est aussi sûr désormais, aux lendemains de la crise sanitaire qui secoue encore le pays. Car s'il demeure encore difficile de recueillir des données sur la rentrée 2020, l'Institut Supérieur des Métiers (ISM) et l'assureur MAAF ont d'ores et déjà dressé un premier bilan de l'année écoulée.
Alors que la fermeture administrative de certaines activités aurait contraint près de 25.000 apprentis à cesser leur travail en entreprise au niveau national, les apprentis de la région Auvergne Rhône-Alpes ont aussi été touchés sur la période allant de mars à juin 2020 : au total, ce sont près de 2. 850 apprentis qui ont été contraints de mettre leurs activités à l'arrêt. Parmi les secteurs les plus concernés : la filière des services à la personne (coiffure, soins de beauté) mais également, le commerce de fleurs.
Des chiffres qui pourraient même être plus importants car, d'après Catherine Elie, directrice l'Institut Supérieur des Métiers, "ces données ne prennent en compte que le nombre d'établissements soumis à des fermetures administratives. Or, il existe des entreprises qui ont dû suspendre leurs activités totalement ou temporairement par défaut de clients, ou d'approvisionnement sur cette période".
Bien que la reprise semble désormais à l'ordre du jour pour les activités artisanales, "on ne sait pas encore comment va se passer cette rentrée scolaire", résume Catherine Elie, qui rappelle que si le taux d'emploi des salariés s'est globalement maintenu au second trimestre dans le secteur de l'artisanat, grâce aux dispositifs d'activité partielle prévus par l'Etat. "Les entreprises artisanales ont pour la plupart stoppé leur dynamique de recrutement et font preuve de prudence".
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Si l'on reprend l'exemple d'une crise -néanmoins d'une autre nature- comme celle de 2008-2009, la baisse d'activité a été couplée à une baisse du taux d'apprentissage. "C'est la raison pour laquelle nous avions alerté lors de la période du confinement, afin de ne pas relâcher les efforts. Retrouver les baisses successives que nous avons connu au début des années 2010 (-13 % en 2012-2013) serait dramatique et il faudrait plusieurs années pour s'en relever", met en garde l'ISM.
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