Après le tour de vis de jeudi soir, l'ouverture des vannes pour le plan France Relance. Engagé dans un petit tour de la région Auvergne Rhône-Alpes qui avait commencé ce samedi matin par l'Allier, le premier ministre Jean Castex, accompagné de sa ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, a tenu à marquer le coup ce week-end. Au menu de ce déplacement : l'officialisation d'une grande enveloppe de 2,1 milliards d'euros comme on l'annonçait ce vendredi, qui s'est finalement transformée en un plan de 3 milliards d'euros, intégrant plus largement différents aspects : relance, numérique, mais aussi ferroviaire, etc.
Avec, au final, un « grand pas » qui marque surtout une concrétisation des engagements de l'état envers la première région économique de France, en dehors de Paris, et un coup d'accélérateur sur l'accès au numérique pour les régions les plus reculées.
En arrivant à Lyon ce midi, le premier ministre a d'abord fait un crochet par l'Hôtel de ville de Lyon pour rencontrer le maire écologiste Grégory Doucet, avant de se diriger vers l'Hôtel de région du président LR Laurent Wauquiez. Un élu qui s'était posé comme le « Monsieur tests » à l'échelle nationale, avec sa campagne de dépistage massive avant les fêtes de Noël auprès des habitants de sa région. Ce dernier n'avait cependant pas hésité à tacler, à plusieurs reprises, l'inaction ou la lenteur du gouvernement, estimant dans une interview au Figaro que « la France allait droit dans le mur » avec cette stratégie, ou encore que la campagne était un « échec ».
Ce samedi, le ton des communications officielles se voulait plus apaisé cependant. Jean Castex et Laurent Wauquiez ont signé une convention prévoyant, au sein du plan de relance Etat-Région, une enveloppe totale de 3 milliards d'euros d'investissements pour les deux années à venir, et qui touchera l'ensemble du territoire auralpin.