Commerces de proximité : la fronde monte en AuRA, le gouvernement inflexible
Marie Lyan
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Christian Hartmann
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Alors que la pandémie se trouve toujours en pleine progression en Auvergne Rhône-Alpes -et notamment dans les départements de la Loire, du Rhône et de l'Isère, où le taux d'incidence atteint des niveaux plus élevés que lors du printemps dernier-, la pression économique monte du côté des petits commerçants. Une trentaine de commerçants (libraires, coiffeurs, boutiques de prêt-à-porter ou de décoration, etc) se sont notamment réunis, ce lundi matin, devant la préfecture du Rhône pour crier leur colère face aux mesures de fermeture imposées par le gouvernement.
Ces derniers ne comprennent pas que ce nouveau tour de vis sanitaire ne soit pas assorti de mesures d'exception pour leurs commerces, comme c'est le cas pour d'autres secteurs dont l'activité économique a été jugée essentielle, à l'image du bâtiment. Les fédérations professionnelles ont même pris le dossier à bras-le-corps et tenter de faire des propositions concernant les protocoles sanitaires applicables. Ce début de semaine encore, la CPME AuRA rappelait que l'objectif "n'était pas d'opposer les différentes formes de commerce", qu'elle estime "tout autant concurrentes que complémentaires", mais d'éviter toute "concurrence faussée dont les seules véritables gagnantes seraient les plateformes de e-commerce internationales".
Fait inédit jusqu'ici, ils avaient été rejoints massivement, depuis ce week-end, par des prises de positions politiques. À travers différents territoires, dont l'Auvergne Rhône-Alpes, où certaines municipalités comme Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) - conduite par le maire LR Pascal Charmot-, les Abrets (Isère) -dirigée par l'élu divers centre Benjamin Gastaldello- n'avaient pas hésité à prendre des arrêtés autorisant la réouverture de leurs commerces, arguant de la distorsion de concurrence induite avec les grandes surfaces demeurant ouvertes.
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Même chose à Valence, Loriol et Romans-sur-Isère, trois communes de la Drôme conduites par des maires LR ou divers droite, la pilule ne passait pas également. Pour la ville de Romans, conduite par Marie-Hélène Thoraval, "le décret du 29 octobre 2020 engendre des pratiques commerciales déloyales qui ne pourraient être compensées par des mesures palliatives du type click end collect".
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