Vaccination en entreprise : comment va se décliner la campagne en AuRA ?
Marie Lyan
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Sur le terrain, Cyril Amprino constate également que "beaucoup d'entreprises sont attentives à ce que le télétravail « 5 jours sur 5 » ne provoque pas des conséquences psychologiques, qui peuvent s'avérer lourdes pour certains salariés".
FOCUS. Depuis jeudi dernier, les entreprises sont elles aussi entrées de plein pied dans la campagne de vaccination, puisque de nouveaux publics peuvent désormais se faire vacciner par les services de médecine du travail. Comment ce dispositif va-t-il concrètement se décliner au sein du secteur privé en Auvergne Rhône-Alpes ? Et quel rôle seront amenées à jouer les entreprises ? Décryptage avec Cyril Amprino, secrétaire général de la CPME Auvergne-Rhône-Alpes.
LA TRIBUNE AURA - Depuis quelques jours, la campagne de vaccination est entrée dans une nouvelle phase, et prévoit la possibilité, pour les salariés présentant des facteurs d'âge et de vulnérabilité, de se faire vacciner en entreprise. Comment les organisations professionnelles comme la CPME vont-elles être mobilisées à travers cette nouvelle étape ?
CYRIL AMPRINO - Nous avons reçu une information concernant ce nouveau dispositif jeudi dernier, à travers l'antenne nationale de la CPME. Une note communiquée par le Ministère du Travail précisait notamment le protocole applicable au sein des entreprises.
Nous sommes entrés dans une nouvelle phase, avec l'ouverture de la campagne de vaccination à de nouveaux publics, âgés de 50 à 64 ans et qui présentent des facteurs de co-morbidité, listés au préalable dans un document (avec parmi eux, obésité, cancer, maladies cardiaques, ndlr). Cette vaccination peut être faite désormais par les médecins traitants ainsi que par les médecins du travail.
Quelles sont les conditions qui encadrent plus précisément cette vaccination, qui peut désormais être réalisée sur le temps de travail, tout en assurant la conservation du secret médical ?
Outre les catégories d'âges et les facteurs de co-morbidités concernés, il est notamment précisé tout d'abord que les salariés doivent être volontaires pour se faire vacciner, ce qui nous paraissait bien entendu évident. L'entreprise est uniquement là pour informer de cette possibilité et en aucun cas, pour contraindre qui que ce soit.
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Les salariés concernés par ces mesures peuvent ensuite décider, en toute confidentialité, de se faire vacciner ou non, que ce soit auprès de leur médecin traitant ou de leur service de médecine du travail. Leur employeur n'a d'ailleurs pas à connaître leur choix.
Les salariés ont-ils besoin d'une ordonnance pour avoir accès à ce vaccin ?
À partir du moment où ils font partie des catégories ciblées, ils peuvent effectuer la visite pré-vaccinale directement auprès de leur médecin traitant ou du service de médecine du travail. Un salarié peut s'absenter pour se faire vacciner et doit alors seulement informer son employeur qu'il rencontre le médecin du travail à sa demande, sans avoir à en préciser le motif.