Bornes de recharge : Auvergne Rhône-Alpes est-elle (vraiment) en avance ?

Marie Lyan
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Pour les détenteurs de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, l'angoisse de la panne sèche demeure un frein important à l'acquisition. Mais d'ici 2035, les objectifs de la Commission européenne sont clairs : les voitures neuves commercialisées en Europe ne pourront plus être alimentées en diesel ou en essence.
Un premier pas déterminant, qui devra nécessairement se compléter par un renforcement du déploiement de bornes de recharges dites IRVE (Infrastructures de Recharge pour Véhicules Electriques, IRVE). D'ailleurs, le gouvernement français avait souhaité accélérer lui aussi en pleine pandémie en octobre 2020, en se fixant une cible ambitieuse : atteindre les 100.000 bornes de recharge électrique en France d'ici fin 2021. Et Auvergne Rhône-Alpes devra elle aussi contribuer à l'effort.
Sans surprise, on sait déjà que cet objectif ne sera pas atteint dans les temps. Mais ce n'est qu'un décalage, évoquent les observateurs du secteur, comme Mathias Laffont, directeur Economie, Mobilité et Bâtiment de l'Union Française de l'Electricité (UFE) : « Nous sommes certains que cet objectif sera atteint tôt ou tard, puisqu'il faudra nécessairement densifier le réseau afin d'accompagner la montée en puissance des immatriculations de véhicules électriques. Tout l'enjeu sera donc de donner de la visibilité sur la période 2025-2030, où il ne faudra pas rater le coche ».
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Rien que les onze premiers mois de 2020, près de 150.000 véhicules rechargeables se sont en effet vendus en France, représentant ainsi 10 % du nombre total de voitures neuves, avec un parc total désormais composé de 430.000 (véhicule électrique - VR ou hybride rechargeable - VHR). La demande est également très forte en région Auvergne Rhône-Alpes : fin 2020, près de 40.000 nouveaux VE-VHR ont été lâchés sur les routes.
Marie Lyan