Pourquoi le CHU Saint-Etienne va (enfin) pouvoir relancer ses investissements
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Au moins deux bonnes nouvelles financières devraient permettre d'éclaircir l'horizon du CHU de Saint-Etienne, qui porte par ailleurs un projet phare : celui d'une refonte totale du pôle mère/enfant, avec l'ambition de regrouper, dans un seul bâtiment,...
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En temps de crise sanitaire, les défis ne manquent pas pour le CHU de Saint-Etienne. En plus de la gestion de l'épidémie et désormais de l'épineuse question du pass sanitaire de ses agents, l'hôpital devait faire face à une réduction drastique de ses investissements, en raison d'une dette structurée pesant très lourd sur les dix dernières années. Mais l'établissement peut désormais enfin respirer un peu, puisque l’État s'engage à reprendre 38,4 millions à sa charge et évoque une rallonge provenant de France relance.
Non seulement la crise Covid-19 est loin d'être terminée, mais le CHU de Saint-Etienne doit, comme tous les établissements de santé français, faire face en plus à l'épineux problème de ses agents non-vaccinés. A date, 10% des 7.700 salariés du CHU de Saint-Etienne n'ont pas fourni leur certificat.
Une partie d'entre eux devrait régulariser sa situation administrative dans les prochains jours, une autre pourrait changer d'avis et une dernière ne souhaite catégoriquement pas se faire vacciner.
Selon Olivier Bossard, directeur général de l'établissement depuis le mois de mars dernier, la problématique devrait finalement concerner entre 100 et 150 salariés. Tous n'étant pas des personnels soignants."C'est évidemment un problème mais nous l'avons beaucoup anticipé. Le taux de vaccination de nos salariés est bon, cela ne devrait pas générer de déprogrammation d'interventions. Si cela devait être le cas, nous sommes prêts, le plan de crise a été anticipé".
Autre problématique : la gestion du pass sanitaire pour accéder à l'établissement, avec le recrutement de plusieurs vigiles et une réorganisation des flux d'entrées. Un sujet au coût annuel de 100.000 euros pour le CHU de Saint-Etienne.
Dans un autre registre, le CHU doit également faire face à la fusion délicate avec l'Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth, centre de cancérologie public stéphanois (450 salariés, budget de 85 millions d'euros par an). Cette fusion, qui sera effective au 1er janvier 2022 et décidée par l'ARS, provoque des remous en interne. Avec pour conséquence la démission annoncée de six des quatorze oncologues refusant cette fusion et qui partiront exercer leur métier dans le secteur privé, ce qui créera une concurrence relativement forte avec l'institut public.
Dans ce contexte délicat, plusieurs bonnes nouvelles peuvent néanmoins donner le sourire au directeur général de l'établissement et pourraient mettre du baume au cœur des équipes soignantes fortement mobilisées depuis 18 mois.
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Des bonnes nouvelles d'ordre financier cette fois, et qui permettront à l'établissement de desserrer enfin les cordons de sa bourse.
D'abord, et c'est acté depuis quelques semaines : l'Etat s'engage à reprendre à son compte 38,4 des 179 millions d'euros de dette. Une décision faisant suite à la visite, en novembre 2020, de Jean Castex en plein cœur de la seconde vague (violente sur le territoire stéphanois) et durant laquelle il avait évoqué avec le maire de la ville, Gaël Perdriau, la situation du CHU de Saint-Etienne.