Après l'échec de l'Idex, l'Université Jean Monnet veut lancer une "Saint-Etienne School of Economics"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Il s'agira de la 6e école d'économie française après l'historique école de Toulouse, les deux écoles parisiennes, celle d'Aix-Marseille et celle de Clermont-Ferrand. Elle ouvrira officiellement ses portes pour la rentrée 2022.
Martine Leroy
Après les remous de l'Idex, l'Université Jean Monnet cultive désormais un autre projet : celui de créer une Saint-Etienne School of Economics, soit la 6e école d'économie à l’échelle nationale. Petites promotions, parcours international, liens renforcés avec la recherche, pluridisciplinarité... Cette nouvelle école a pour ambition de former notamment les futurs acteurs de la décision publique. Avec un focus tout particulier sur la transition écologique, l'intelligence artificielle et le big data.
Après les remous liés à l'éviction de son ex-présidente, Michèle Cottier, et à l'échec du projet Idex, place désormais aux projets portés par la nouvelle équipe de gouvernance de l'Université Jean Monnet, pilotée par Florent Pigeon. Et pamis les premières concrétisations : la création d'une école d'économie, la "Saint-Etienne School of Economics".
Cette nouvelle entité constituera la 6e école d'économie française après l'historique école de Toulouse, les deux écoles parisiennes, celle d'Aix-Marseille et celle de Clermont-Ferrand. Elle ouvrira officiellement ses portes pour la rentrée 2022.
La Saint-Etienne School of Economics ne sera ni un institut (comme l'IAE par exemple), ni une faculté (comme la faculté de médecine), elle constituera un "département", une nouvelle composante à part entière de l'université.
"Il s'agit donc d'un acte de politique institutionnelle très fort pour l'université", note Stéphane Riou, vice-président de l'Université, en charge de la stratégie académique. "Elle est le premier marqueur de ce que sera l'Université demain. Au milieu d'un écosystème d'instituts et de facultés, que nous souhaitons bien entendu conserver pour sa force, nous voulons faire bouger les lignes".
Former les futurs acteurs de la décision publique
Les sciences économiques étaient déjà enseignées, via trois masters représentant une centaine d'étudiants, au sein de l'université stéphanoise mais il s'agit désormais de passer à la vitesse supérieure en positionnant une offre plus haut-de-gamme, plus sélective (60 places ouvertes sur Parcoursup).
Et aussi, à une offre plus marketée, grâce à une identité propre lui conférant un statut se voulant plus prestigieux. En revanche, pas plus onéreuse puisque les frais de scolarité seront ceux appliqués par l'Université pour l'ensemble de ses formations.
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Rien à voir donc avec les tarifs beaucoup plus élevés de la plupart des business schools françaises. Des business schools dont cette nouvelle école d'économie entend bien, justement, se différencier radicalement.