Evénementiel : La locomotive GL Events renoue avec les bénéfices, tout en surveillant le marché chinois

Marie Lyan
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Pour la clôture de ses résultats 2021, GL Events s'est offert une bonne nouvelle : après dix-huit mois de crise sanitaire, le groupe lyonnais renoue avec le positif pour la première fois en enregistrant 24 millions d'euros de bénéfices. Quant à sa trésorerie, elle revient à des niveaux presque similaires à l'avant-crise (356 millions d'euros fin 2021 contre 399 millions d'euros fin 2019), pour un chiffre d'affaires de 741 millions d'euros qui demeure toutefois meilleur que 2020 (479 millions) mais encore inférieur par rapport à son point de décrochage en 2019 (1,179 milliards d'euros).
Une double bonne nouvelle lorsque l'on sait que le groupe estime ses retombées indirectes en matière d'emplois à un facteur démultiplicateur de 3 sur la filière événementielle française, et à x 2,5 en matière de chiffre d'affaires généré.
« La filière est composée d'un certain nombre de petits acteurs, qui ont finalement bien résisté durant cette crise grâce aux aides de l'Etat concernant le dispositif des coûts fixes. Car de petites sociétés n'avaient pas nécessairement besoin de plus que 500.000 euros pour leur permettre de garder la tête hors de l'eau, là où pour un groupe comme le nôtre, tout l'enjeu a été de pouvoir aligner plusieurs dispositifs de l'Etat pour nous permettre de sauvegarder également l'ensemble de notre écosystème », estime Sylvain Bechet, directeur général en charge des finances et des investissements de GL Events.
Sa présence à l'échelle mondiale aura été à la fois un atout, mais aussi un handicap à certains égards puisque la reprise de l'ensemble des marchés ne s'est pas faite selon le même timing, en fonction notamment de la situation sanitaire observée dans chaque pays.
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« Nous avons enregistré un rebond effectif mais un peu décalé en fonction des zones géographiques : nous avons par exemple eu un très bon premier semestre en Asie, qui s'est ensuite décalé au Moyen-Orient, puis en Turquie et Europe à partir de juin, avec la mise en place du pass sanitaire. Le vrai effet de reprise s'est notamment senti à compter de septembre en Europe, tandis qu'il a été ensuite effectif en octobre et novembre en Amérique du Sud », note Sylvain Bechet.
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Marie Lyan