Plan d'action contre les PFAS : le Grand Lyon veut que la Vallée de la Chimie devienne un « site pilote prioritaire »

Marie Lyan
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Vallée de la chimie
DR/métropole de Lyon

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Vallée de la chimie
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Depuis quelques mois, la question de la pollution aux perfluorés (PFAS) et de ses conséquences pour les habitants agite la scène lyonnaise. Car depuis la publication de l'enquête Vert de rage, diffusée en mai dernier et qui avait révélé des concentrations très largement supérieures à la moyenne pour les riverains de la Vallée de la Chimie lyonnaise, le sujet avait provoqué plusieurs séries de mesures de la part de la préfecture du Rhône, ainsi que le dépôt d'un recours en justice par l'association Notre affaire à tous. Un arrêté préfectoral avait d'ailleurs contraint l'industriel Arkema à réduire son utilisation des PFAS pour en venir à cesser complètement d'ici la fin 2024.
Utilisés massivement pour des applications industrielles, et notamment pour des propriétés antiadhésives, imperméables ou résistantes depuis les années 1950, ces quelques 4.500 composés sont souvent qualifiés de « polluants éternels » en raison de leur persistance dans l'environnement. Et malgré la succession d'alertes émanant des scientifiques concernant leurs effets (cancers, perturbations du système endocrinien, augmentation du taux de cholestérol, baisse de la fertilité ou de l'immunité, etc), il n'existe toujours pas à ce jour de réglementation précise en France pour les interdire. Un premier règlement européen, qui monitorera la présence de 20 PFAS au sein de l'eau potable, n'entrera en vigueur qu'en 2026.
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De premières analyses des prélèvements en milieux aquatiques avaient cependant déjà confirmé, fin octobre dernier, la présence de perfluorés dans les poissons pêchés dans le Rhône (de l'ordre de 22 à 110 microgrammes par kilo, soit un seuil supérieur aux maximales prévues dans le futur règlement européen sur les denrées alimentaires) et conduit l'Agence Régionale de Santé (ARS) à recommander aux habitants de ne plus consommer les poissons pêchés ainsi dans le fleuve, entre Pierre-Bénite et Péage-de-Roussillon.
Marie Lyan