Perfluorés : ces deux enquêtes qui placent la Vallée de la Chimie dans l'oeil du cyclone

Marie Lyan
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Vallée de la Chimie
DR/métropole de Lyon

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Vallée de la Chimie
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C'est un feuilleton qui pourrait durer plusieurs mois, et qui entache déjà l'image de l'une des plus grandes plateformes chimiques de France. Le 12 mai dernier, un reportage de France 2 ("Vert de rage") réalisé en collaboration avec Envoyé spécial avait jeté un pavé dans la mare en dévoilant la présence de substances perfluorées (PFAS) dans les environs de plusieurs sites industriels de Pierre-Bénite (Rhône) dans l'eau, l'air et le sol, à la suite de prélèvements réalisés et envoyés à un laboratoire néerlandais.
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Pour rappel, cette famille de composants dits "éternels" regroupe en réalité près de 4.730 composés synthétiques qui sont utilisés par l'industrie chimique pour leurs propriétés anti-adhésives, anti-tâches, hydrofuges ou anti-graisse, au sein de différents produits du quotidien (cosmétiques, électroménager, etc). Ils sont suspectés d'avoir un impact sur la santé, notamment d'être cancérigènes (les PFAS avaient entre autres fait l'objet du film Dark Waters en 2019 qui filmait le le combat d'un avocat contre le chimiste DuPont, produisant le Téflon). Mais en France, une partie de ces composants perfluorés ne font toujours pas l'objet de normes et ne sont donc pas recherchés systématiquement lors des contrôles environnementaux menés par les DREAL.
Marie Lyan