Certains l'auront remarqué, d'autres non : les déambulations dans les couloirs du métro lyonnais revêtent certainement une autre saveur depuis quelques jours... Le 1er avril a en effet sonné le glas de la publicité numérique dans le réseau TCL de la capitale des Gaules : les 118 écrans animés des sous-sols ont été démontés la semaine dernière, dans le cadre du nouveau contrat signé entre le Sytral Mobilités - l'autorité organisatrice des transports - et le groupe Cityz Media (anciennement Clear Channel), renouvelé pour cinq ans. La position de l'autorité : réduire la présence intrusive de la publicité dans l'espace public, mais aussi la facture d'électricité.
Car « un panneau numérique représente la consommation électrique d'un foyer moyen, chaque année », illustre Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole de Lyon, notamment chargé de l'encadrement de la publicité et des enseignes. Et si les deux entités - Sytral Mobilités et Métropole - agissent bien chacune de leur côté, leurs actions relèvent tout de même d'une « cohérence politique », affirme l'élu :
Ainsi, si les panneaux numérique sont désormais retirés dans le métro, les affichages papier font aussi peau neuve avec davantage de publicité institutionnelle et culturelle. Mais aussi leur remplacement par des fresques dans les stations Foch, République, Gratte-Ciel et Flachet, en cours de rénovation. Ou encore l'extinction à 23 h, et non à minuit, des éclairages publicitaires. Avec pour principal objectif la « limitation au maximum du nombre de panneaux, en optimisant le potentiel commercial des emplacements », indique le Sytral dans un communiqué.