Le Marché du film classique s'installe dans la durée
Romain Charbonnier
Romain Charbonnier
Le Marché du film classique (MFC) est encore tout jeune, à peine deux ans d'existance, mais il est d'ores et déjà promis à un bel avenir puisque l'engouement du public pour les films de patrimoine, du muet aux années 1970, ne se dément pas. Né lors de la 5ème édition du festival Lumière, en 2013, le MFC a pour objectif de répondre à un marché en pleine croissance dont les acteurs ne font que "se croiser", tout au long de l'année.
Et bien entendu faire des affaires dans les meilleures conditions. Ce marché du film "unique au monde" répond alors à ce besoin.
Pour cette seconde édition, ouverte mercredi et close vendredi, 166 professionnels accrédités venus de 17 pays dont l'Inde, l'Afrique du Sud, Japon, et la Chine (pour les plus lointains) ont répondu présent. Ils représentaient 101 sociétés. Soit une vingtaine de plus que lors de la première édition.
Parmi les acteurs présents : distributeurs, ayants droit, chaînes de télévision, laboratoires de numérisation... dont quelques grands noms du milieu : Gaumont, Pathé, Studio Canal, Park Circus Film (représentant Miramax, Warner Bros Pictures...) ou encore Hollywood Classics etc. Tous réunis dans l'optique de communiquer sur leurs derniers produits ou innovations et de faire des affaires.
Depuis dix ans, le film classique est en plein boom et ne connaît pas la crise. Les droits du film Le Vieux fusil ont été achetés 500 000 euros par LCJ Editions qui peut désormais commercialiser le long métrage de Robert Enrico, sorti en 1975, sur tous les supports. Les raisons de cet engouement (et des prix qui grimpent) sont principalement dues à l'évolution technologique.
La VHS a laissé place au DVD puis au Blu-ray, le 35 mm au numérique et les techniques de restauration se sont améliorées avec le temps si bien que le public s'est montré au rendez-vous et consommateur assidu. Encore faut-il parvenir à le convaincre de la pertinence d'acheter un film ancien.
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"Nous sommes obligés de nous adapter, d'être inventifs en proposant un packaging de qualité, et des suppléments autour du film", explique Serge Sarve qui propose une quarantaine de films par mois en DVD, distribué entre 5 000 et 10 000 exemplaires chacun.
Romain Charbonnier
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