Le Cluster Montagne se tourne vers le financement export
Didier Bert
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Le cluster Montagne a déjà commencé à intégrer cette démarche de financement dans une proposition adressée aux organisateurs des JO européens de la jeunesse d'hiver de Sarajevo, qui se tiendront en 2017. Mais le comité d'organisation bosnien peine à boucler son budget.
« Nous travaillons avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour monter une offre « packagée », indique Xavier Gallot-Lavallée, président du Cluster Montagne, et PDG de MND Group. Nous voulons montrer que nous sommes non seulement capables de proposer des produits et des services, mais aussi d'amener des contacts potentiels pour permettre le financement.»
M.Gallot-Lavallée vient d'être réélu pour un deuxième mandat de trois ans, lors de l'assemblée générale du Cluster Montagne, qui se déroulait mercredi à Chambéry.
Dans un deuxième temps, le Cluster Montagne songe à nouer des accords avec des banques commerciales pour proposer du financement export à ses adhérents. « Cela nécessite d'avoir des partenaires financiers solides si on veut proposer ce type d'offre en Russie et en Chine », explique Benoît Robert, directeur de l'association savoyarde chargée d'accompagner et de promouvoir, en France et dans le monde, les acteurs français de l'aménagement en montagne.
Les rivaux étrangers du cluster proposent déjà des forfaits incluant non seulement des solutions techniques, mais aussi les moyens de financer leur achat. « On voit comment nos principaux concurrents bénéficient des antennes étrangères de leurs banques », souligne Benoît Robert.
Les entreprises de la filière montagne gagneraient à bénéficier de telles solutions de financement pour remporter des marchés étrangers, croit Christian Bouvier, vice-président de POMA, et président de la commission International du Cluster Montagne.
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L'heure n'est plus à seulement convaincre les prospects étrangers des qualités des produits français. « Quand on présente un projet à un prospect, il lui est facile de rêver en se disant qu'il n'aura qu'à transposer chez lui ce qui marche bien en France, détaille Christian Bouvier. Mais la réalité, c'est que des projets avortent par manque de financement, alors que la technique et les compétences sont prêtes. »
Didier Bert
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