Saint-Étienne repense sa place au sein de la nouvelle région
Yann Petiteaux
Yann Petiteaux
Affirmer une polarité stéphanoise au sein de la région Auvergne Rhône-Alpes. L'enjeu est majeur pour le président de Saint-Étienne métropole, Gaël Perdriau. Si bien que celui-ci a demandé au conseil de développement de l'agglomération de plancher sur les opportunités et risques de la nouvelle donne régionale. Pas moins de 86 membres de l'instance consultative ont travaillé sur le sujet pendant plus de six mois. Le résultat se présente en huit points clés.
Tout d'abord, le rapport du conseil de développement préconise une stratégie de "self development" du territoire :
Un point qui se traduit par la mise ne place d'une gouvernance économique fondée sur un étroit partenariat public-privé, notamment pour la génération de cofinancements.
Le renforcement de la capacité propre du pôle stéphanois ne doit cependant pas empêcher de conforter les liens avec la métropole de Lyon dont la proximité immédiate constitue "une chance incontestable pour Saint-Etienne (...) Même si, paradoxalement, elle est aussi un facteur limitant du développement de son rayonnement".
Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer les relations historiques avec la Haute-Loire :
Le rapport du conseil de développement insiste également sur la nécessité de travailler sur l'image du territoire stéphanois en utilisant le design comme vecteur d'image.
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Il préconise aussi de réaffirmer le pôle stéphanois comme étant le deuxième territoire mécanicien de France. Ce positionnement devant servir de socle à la reconstruction d'une "économie industrielle plus diversifiée, plus ouverte et mieux positionnée dans la chaîne de valeur".
Toutefois, l'ambition d'une polarité stéphanoise au sein de la nouvelle région nécessite plusieurs prérequis : l'évolution de l'agglomération stéphanoise au statut de Métropole, l'amélioration des liaisons de transports avec Lyon, Paris et Clermont-Ferrand, le maintien sur le territoire des capacités de décisions (conseils d'administration, sièges sociaux, collectivités locales...) et le renforcement du dynamisme de l'enseignement supérieur.
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Si ces conditions sont réunies, "à l'horizon 2025, la Métropole stéphanoise peut être reconnue au sein de la région : leader dans le design, le développement industriel, l'innovation technologique et sociale, le numérique, le développement durable et les solutions de mobilité", estime le conseil de développement.
Yann Petiteaux