Les stations de ski de plus en plus "vulnérables" face au changement climatique
M.H
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
M.H
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Les stations de basse et moyenne montagne de la région vont-elles suivre le même sort mortifère que celle du Valdrôme ? Zone familiale et touristique située dans la Drôme, elle a arrêté ses remontées mécaniques en 2015, sur décision du conseil départemental, en raison d'un déficit estimé à 400 000 euros. Une sanction radicale, notamment motivée par la baisse du niveau d'enneigement constaté ces dernières années et qui impactait, en partie, les revenus de la structure.
"Le réchauffement climatique affecte toutes les stations, mais celles de moyennes et surtout de basses montagnes sont davantage fragilisées", alerte la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes, dans son rapport annuel. Les collectivités doivent "faire évoluer rapidement la gouvernance et le fonctionnement des domaines skiables pour s'adapter suffisamment tôt à un futur où le ski et les sports de neige ne seront plus leur unique ressource. Pour les stations de basse montagne, préparer la reconversion est dès à présent nécessaire", tranchent les magistrats. A cette situation climatique s'ajoute une problématique d'un marché estimé "comme mûr", et celle d'une clientèle plus volatile.
Plus précisément, la CRC, s'appuie sur des "séries longues de températures et d'enneigements dans les Alpes", produites par Météo France. Si les basses stations sont plus affectées, les stations de haute-altitude ne sont pas totalement épargnées, souligne la Chambre, prenant l'exemple de Chamonix ou des deux Alpes. Dans ces stations emblématiques, le recul des glaciers "remet en cause la pratique du ski d'été ou la fréquentation estivale de voies et de parcours devenus instables ou dangereux", relève la Cour.
"En réduisant la période ou le périmètre de "sûreté en neige" l'élévation de température affecte la fréquentation dans des proportions qui peuvent devenir critiques pour l'équilibre des finances locales", poursuivent-ils.
M.H