[2/7] Chambéry veut retrouver de la densité
Didier Bert
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À Chambéry comme dans de nombreuses villes moyennes de France, les artères commerciales du centre-ville sont ponctuées de vitrines fermées. Ce cercle vicieux, puisque chaque boutique qui ferme diminue l'attrait de sa rue, nourrit l'inquiétude des commerçants.
Et à Chambéry comme ailleurs, ce phénomène se double de nouvelles orientations en matière de mobilité, qui peuvent dérouter les commerçants et leur clientèle.
Dans la cité chambérienne, le point névralgique des transports en commun a quitté l'historique place des Éléphants vers l'avenue des Ducs de Savoie, s'éloignant de la vieille ville.
Et c'est sans compter sur la nouvelle politique de stationnement qui incite les automobilistes à délaisser l'hypercentre.
Mais ces facteurs récents ne suffisent pas à expliquer la perte de vitesse commerciale du centre-ville.
Ainsi, les normes d'accessibilité ont poussé les professions médicales à quitter le centre pour s'installer à l'extérieur de la cité, illustre l'élu. Cela a eu pour conséquence de freiner encore davantage l'attrait du centre-ville pour la clientèle extérieure.
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Si le maire de Chambéry mise sur des animations pour redorer cet attrait, à l'image de l'arrivée du Tour de France en juillet 2017 - "ce qui a généré une hausse de 7% de l'activité hôtelière annuelle de la ville", se félicite M.Dantin -, c'est bien davantage le regarnissement démographique du centre-ville que l'édile ambitionne.
Didier Bert