La Région Auvergne-Rhône-Alpes confirme la suppression d'une partie des crédits dédiés à l’ESS en 2025 en vue de réduire ses dépenses. Une décision jugée « incompréhensible » par les acteurs du secteur, qui défendent son impact économique durable.[Article mis à jour le 7 février à 11h25 avec l'ajout d'un communiqué de la Région Auvergne-Rhône-Alpes]
Coup de tonnerre pour l'ESS en Auvergne-Rhône-Alpes ? Lors de ses vœux 2025, la CRESS régionale a alerté sur une situation « inédite » : la Région, confrontée à des restrictions budgétaires, prévoirait de supprimer « toutes » ses aides dédiées à l'économie sociale et solidaire dans sa délégation économique. Un coup dur pour un secteur qui représente 327.000 emplois et 27.500 établissements, soit 1 emploi privé sur 7 dans la région.
Le vote n'a pas encore eu lieu mais, selon la CRESS, qui s'est entretenue avec les services de la collectivité, ces aides vont disparaître en 2025. En contrepartie, la Région a seulement indiqué dans son rapport de budget primitif « des mesures additionnelles de repriorisation » dans l'Enseignement supérieur et l'ESS à venir lors du vote de son budget en mars prochain.
Désormais, dans un communiqué envoyé le vendredi 7 février, elle confirme la suppression de certaines d'entre elles : « Notre choix est clair : plutôt que d'entretenir un écosystème administratif qui vit de subventions, nous concentrons nos moyens sur les entreprises et les projets qui créent concrètement de la valeur, de l'emploi et du développement territorial », précise la collectivité.
Une mesure qui entre dans l'objectif de réduction de 80 millions d'euros des dépenses de fonctionnement (-3%) de la Région dans son budget 2025, pour écoper la baisse de 84 millions d'euros de ses recettes (-2,5%) en un an.
La CRESS assurait jusqu'alors que « l'ensemble » des dispositifs régionaux tournés vers l'ESS seraient concernés, soit une perte de 1,7 million d'euros. La Région, pour sa part, confirme la suppression de deux d'entre eux : la subvention régionale de la CRESS (230.000 euros sur un budget total d'1 million), mais aussi celle du Dispositif local d'accompagnement (DLA), pour 220.000 euros.