Déjà présenté comme « le chantier du siècle » dans l'Ain, le troisième projet de nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 entame son débat public. Outre ce temps d'information, les autorités examinent en parallèle les défis à relever pour accueillir les salariés du chantier puis de la phase d'exploitation dans ce territoire dynamique, situé entre les métropoles de Lyon et de Genève, à proximité d'Ambérieu-en-Bugey et du nord de l'Isère.
Selon les projections d'EDF et de RTE, les premiers salariés pourraient arriver vers 2027, suivie d'une accélération en 2029 puis d'un « pic » du chantier envisagé autour de 2035, avec 8.000 salariés sur site, dont la grande majorité seraient des déplacés nationaux et étrangers.
Il s'agit donc de préparer cette arrivée, couplée à une forte croissance démographique naturelle du territoire. Selon l'Insee, dans une note publiée en janvier 2023 : « Si les tendances démographiques observées récemment se prolongeaient (selon le scénario « central »), la population de l'Ain augmenterait de + 0,29 % par an entre 2018 et 2070 ».