Printemps de Pérouges : l’âme sœurs
Elise Moreau
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Soeur Rigaud
Laurent Cerino / ADE
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Soeur Rigaud
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Elles se taquinent, se chamaillent, se contredisent, parfois jusqu'au clash... Mais sans le soutien de ses deux sœurs, Marie Rigaud ne serait pas parvenue à faire du Printemps de Pérouges (jusqu'au 5 juillet) ce qu'il est aujourd'hui.
L'aînée des sœurs Rigaud admet volontiers son tempérament direct, indépendant et la difficulté à manager qui en découle. Travailler en famille apparaissait donc comme une évidence pour celle qui dirige le festival depuis 22 ans.
"L'avantage c'est que l'on peut tout se dire, pas besoin de prendre des gants", reconnaît Marie. "Et on s'en dit beaucoup !", renchérit sa jeune sœur Elsa. Quand l'événement a commencé à se développer il y a 15 ans, Anne-Lise, la cadette, décide d'épauler Marie.
De gauche à droite : Marie, Elsa et Anne-Lise Rigaud (crédit Laurent Cerino/ADE)
D'abord bénévole, elle devient salariée au bout d'un an comme directrice administrative : "Anne-Lise occupe un poste clé pour assurer toute la gestion du quotidien", résume Marie. Elsa, la benjamine, les rejoint en 2008. L'ingénieure commerciale en biologie, lassée par son travail, intègre tout naturellement l'équipe comme directrice commerciale, pour s'occuper des partenariats et du mécénat.
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Entre les sœurs, ni jalousie ni luttes de pouvoir, "chacune a sa place. Personne ne va prendre le poste de l'autre", affirme Elsa. Toutes les trois semblent avoir trouvé leur équilibre en travaillant en famille :
Inséparables, les sœurs Rigaud le sont depuis toujours. Marie évoque même une certaine "promiscuité" pendant l'enfance, ce qui provoque quelques moqueries de la part de ses sœurs.
Leurs parents, tous deux enseignants à Vichy - son père Guy, professeur d'économie à l'école supérieure de commerce de Clermont-Ferrand, deviendra plus tard une figure de l'entrepreunariat régional aux commandes de Rhône-Alpes Création -, faisaient faire à leur fratrie le tour de l'Europe chaque été dans un minuscule camping-car.
Elise Moreau