Les auteurs s'y succèdent : Brigitte Giraud, Eric Orsenna, Olivier Adam, Marie-Hélène Lafon... mais aussi les conférences, les débats, les expositions et les concerts. Pas moins de 350 animations sont organisées chaque année à la librairie Les Volcans. Un dynamisme et une belle vitalité pour ce commerce situé en plein cœur de Clermont-Ferrand, à quelques encablures de la place de Jaude. Il y a dix ans, pourtant, la librairie avait dû fermer après le dépôt de bilan du réseau Chapitre, auquel Les Volcans appartenait. Mais c'était sans compter la ténacité et la volonté de ses salariés qui ont repris l'affaire sous la forme d'une Scop, une société coopérative de production. Par « état de nécessité » au début, pour sauver leur entreprise. Mais ce statut a depuis montré ses nombreux avantages.
« La Librairie est doublement indépendante, car elle ne dépend pas d'un grand groupe eten plus, elle appartient à ses salariés associés (une vingtaine aujourd'hui sur les 46 salariés). Cela nous donne carte blanche sur les choix éditoriaux et stratégiques. C'est une force.Tout est décidé en interne. Nos libraires sont libres dans leurs commandes et dans la mise en avant des ouvrages », explique Boris Surjon, qui a repris la gérance de la librairie il y huit mois, avec Philippe Pelade, après le départ à la retraite de la précédente gérante.
Pour cet ancien manager dans l'économie sociale et solidaire, ce modèle de Scop permet à la librairie d'être éclectique dans sa programmation et de n'avoir aucune obligation. « C'est la garantie d'une diversité. On peut, par exemple, promouvoir des livres autour du couronnement de Charles III et en même temps recevoir Alain Badiou, ancien maoïste, philosophe. On peut se permettre des grands écarts entre des choses plus commerciales, plus lucratives et celles qui relèvent de la niche. »