Bâtiment : 17 propositions pour colmater la crise du secteur
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
Après les manifestations du secteur des travaux publics au mois d'octobre, c'est au tour du bâtiment de tirer la sonnette d'alarme. Avec 33,384 logements mis en chantier fin juillet 2014, le secteur est loin des 51,417 constructions de 2011 et de la moyenne de longue période, de l'ordre de 42,600. En dépit du plan de relance annoncé par la ministre Sylvia Pinel, les sept fédérations départementales du bâtiment en Rhône-Alpes estiment qu'il y a "il y a urgence à agir", a expliqué Jacques Blanchet, président de la FFB Rhône-Alpes, ce lundi.
Selon les professionnels, le plan Pinel mettra 12 à 18 mois avant de porter ses fruits. "Le bâtiment subit une dégradation brutale et alarmante de son activité. Il n'y a pas de relais pour soutenir l'appareil de production qui décroche", poursuit le président de la FFB Rhône-Alpes. Face à cette situation de crise, qui a déjà détruit "6 000 emplois" en cinq ans selon l'organisation, le secteur du bâtiment a présenté 17 propositions. "Il faut que nos interlocuteurs comprennent que nos propositions sont pragmatiques. On n'est pas là pour se plaindre, mais pour proposer" soutient Jacques Blanchet.
Les 17 propositions s'adressent à l'État, à la région Rhône-Alpes, aux banques et assurances et aux collectivités locales. Parmi les mesures phares, le secteur demande le déblocage des chantiers arrêtés et la réduction des délais d'instructions des permis de construire, le renforcement du soutien aux trésoreries, la lutte contre la concurrence déloyale, la réactivation du dispositif de remboursement anticipé de TVA (FCTVA ), une mesure également défendue par Jean-Marc Cornut, président de la Fédération régionale des travaux publics de Rhône-Alpes.
Mais surtout, la fédération régionale du bâtiment souhaite le maintien des budgets investissements, notamment auprès des collectivités. "Les dépenses d'investissements ne doivent pas être la variable d'ajustement", souligne Philippe Lansard, président de la fédération du BTP de Haute-Savoie, dans le cadre de la réduction des allocations étatiques attribuées aux acteurs locaux. "C'est avant tout un problème de courage politique", poursuit-il.
De son côté, la région Rhône-Alpes veut rassurer les acteurs du bâtiment. "Nous avons conscience de l'importance de ce secteur d'activité. Contrairement à d'autres collectivités, le budget qui sera voté d'ici la fin de l'année devrait maintenir l'investissement. C'est notre volonté politique", affirme un proche conseiller du président Jean-Jack Queyranne. Par ailleurs, la région souhaite s'appuyer sur la société publique locale (SPL) Oser, dotée de 41 millions d'euros suite à un prêt de la Caisse des Dépôts, afin de financer la rénovation énergétique des bâtiments de la région. Et donc stimuler l'activité.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les 17 propositions
Les services de l'Etat :
Le Conseil Régional :
Le Comité régional des Banques et les assureurs crédits :
Les collectivités locales et les parlementaires :
À lire également
Maxime Hanssen